Et pour quelques bâtards de plus ...

Avis sur Les 8 Salopards

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CRITIQUE EXPRESS:
Premier strike de l'année 2016 avec le nouveau Tarantino, poétiquement nommé: les Huit Salopards.

Peu de temps après la guerre de sécession, dans le fin fond du Wyoming, un chasseur de prime voyage en diligence jusqu'à la ville de Red Rock. Son but: ramener sa prisonnière -recherchée morte ou vive- pour empocher la prime et la voir pendue. Mais six autres voyageurs singuliers croiseront sa route, bloqués à cause de la tempête hivernale dans une auberge de fortune. Shérif, bourreau, éleveur, vétéran confédéré, chasseur de prime… Alors que chacun de ces huit personnages semble plus suspicieux qu'il ne le raconte, l'intrigue va lentement basculer dans un huis-clos, où le spectateur se demande qui -de tous- va en premier faire parler la poudre.

Fidèle aux habitude du maestro, il s'agit d'un long film qui prend soigneusement le temps de poser un décor, puis de lancer son rythme. Avant que, brusquement, le spectacle ne se change en bain de sang et retourne complètement la situation. Autre similitude: la subdivision en chapitres, déjà observée dans Kill Bill par exemple.
Avant tout, the Hateful Eight est très proche des codes du Western; autant par son époque que par sa mise en scène. Là où nos huit compères évoquent une version hardcore du "bon, la brute et le truand", la tension rappelle les contrées sans foi ni loi du Far West. Autre choix hommage aux Western spaghetti: l'Ultra Panavision 70, format de prise cinématographique très rare de nos jours; reposant sur la pellicule argentique et surtout très populaire au temps des grands fresques hollywoodiennes des années 50-60.
Remarquons, par ailleurs, que l'Amérique pré/post-guerre de sécession est un creuset fertile pour Hollywood depuis quelques années (Lincoln, Django Unchained, 12 years a slave…).

L'intrigue des Huit Salopards vaut ainsi le détour, servie de surcroît par une distribution de haut standing: l'inconditionnel des Tarantino: Samuel L. Jackson, Kurt Russel, Tim Roth et Ennio Morricone à la bande-son, s'il vous plait ! De plus, le choix de narration ponctuelle mais omniprésente rajoute une appréciable dose de suspens.
Samuel L. Jackson, réputé pour ses répliques Badass, monopolise toutefois un peu trop les dialogues et la scène. Les autres acteurs auraient en effet mérités un plus ample développement. Enfin, si l'excessif est une signature courante de Quentin Tarantino, certains détails de scénario franchissent les limites du "too much".

VERDICT:
Scénario: 3,5/5
Ambiance visuelle: 4/5
Musique: 4,5/5
Jeu d'acteurs: 3,5/5

The Hateful Eight est un pur Tarantino, qui ravira donc les fans du réalisateur. Son ambition est moindre qu'un Django Unchained, et les séquences de gore évoquent d'avantage du Kill Bill, mais ce thriller/western tient en haleine jusqu'à sa conclusion.

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