A FUCKING GOOD MOVIE !

Avis sur Les 8 Salopards

Avatar Etienne Boulé
Critique publiée par le

Tarantino est un de mes réalisateurs préférés, mais même en temps que grand amateur de ses films j'essaye toujours de garder un sens critique. Je n'attendais pas autant ce film que ses récents opus car la bande-annonce me donnait l'impression qu'il ne se renouvelait pas, avec un deuxième western consécutif. Je m'étais trompé sur toute la ligne !

L'histoire se déroule après la guerre de Sécession, dans le wyoming. John Ruth (Kurt Russel) "The Hangman", un chasseur de primes, doit amener Daisy Domergue (Jennifer Jason-Leigh), une meurtrière complètement tarée, à Red Rock pour être pendue. En plein blizzard, la diligence qui les conduit devra accueillir deux passagers perdus : le Major Marquis Warren (Samuel L. Jackson) et Chris Mannix (Walton Goggins), nouveau shérif de Red Rock. Les 4 personnages sont ensuite contraints de s'arrêter dans la mercerie de Minnie en attendant que le blizzard s'arrête. C'est à ce moment là que l'histoire se complique, car dans la mercerie se trouve déjà 4 personnages : Oswaldo Mobray (Tim Roth), Joe Gage (Michael Madsen), Bob "le Mexicain" (Demian Bicher) et le Général Sandy Smithers (Bruce Dern). La suspicion s'installe lorsque Warren apprend que Minnie et Dave, les propriétaires de la mercerie, se sont absentés. John Ruth commence alors à soupçonner la présence d'un ou plusieurs alliés de Daisy Domergue dans cette "fucking mercery".

Rien qu'avec le pitch, on se rend compte que ce film n'a rien à voir avec les précédents films de "Kouaintine". Il est même carrément à l'opposé de Django Unchained, qui était beaucoup plus accessible au grand publique et beaucoup moins austère. Dans les Huit Salopards, Tarantino revient à ses premiers amours : le huit-clos. Les 2/3 du films se passent dans cette mercerie, avec ces huit personnages. Le rythme du film est beaucoup plus lent que Django, avec notamment une longue mise en place d'une heure, mais il est bien géré et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, les dialogues étant purement jouissifs et la mise en scène grandiose. Tout ce qui fait un grand Tarantino quoi. Ce dernier s'amuse toujours à mettre des références à ses films préférés. On trouvera ici beaucoup de références à The Thing de John Carpenter, avec notamment la présence de Kurt Russell au casting. Les acteurs sont tous excellents en particulier Jennifer Jason-Leigh, Samuel L. Jackson et Walton Goggins. La force de Tarantino est de réussir, à travers les dialogues, à faire monter la tension crescendo jusqu'à un final explosif dont il a le secret.

Clairement, le film ne plaira pas aux amateurs d'explosions à la Transformers et même à certains qui s'attendraient à un film dans la lignée de Django. Il divisera, choquera peut-être, mais ne laissera personne indifférent. Certains y seront complètement hermétiques et d'autres, comme moi, seront touchés en plein coeur.

Merci Quentin !

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