Les huit salopards - Le débrief

Avis sur Les 8 Salopards

Avatar Rémy Dulucq
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Aaaaah Les huit Salopards… On a bien cru qu’il ne sortirait jamais ce film ! Après la publication du script sur internet ( à son insu ), Tarantino ne voulait même plus le tourner ! Mais bon, vous commencez à me connaitre, je lui ai passé un coup de téléphone, j’ai bataillé un peu et voilà quoi ! Et heureusement … Si vous aimez Tarantino, vous allez adorez The Hateful Eight, parole de Rémy.

  • Attention, pas de spoil sur l'intrigue mais un sur la structure du film -

Tout d’abord, rassurez-vous, c’est un Tarantino, il y a vraiment un retour aux sources, entre ses dialogues qui sont brillants, fins, subtiles, cousus main, taillé sur pièce, appelez ça comme vous voulez, les dialogues sont parfaits. Tout est extrêmement mesuré, c’est pas pour rien que c’est une de ses spécialités. On retrouve aussi le découpage en chapitres comme dans plusieurs de ses films. Il est ici intéressant car chaque chapitre correspond à une rencontre entre les personnages. On retrouve d’ailleurs – comme dans Reservoir Dogs – un huis clos qui est quelque chose que j’apprécie car le scénario et la mise en scène doivent être solides pour que ce genre de films réussissent. Ca nous donne un sentiment d’intimité, on se sent proche des personnages et ça renforce incroyablement le sucepence. Oups, labsuce. On sent que quelque chose va se passer, ça parait inévitable, ils vont pas sortir de là – le gag de la porte est d’ailleurs très fort et rajoute à la valeur du huis clos.

En parlant du scénario ( vous avez vu je fais ça bien hein ? ) … Il est génial. Plein de suspense et de relancements inattendus, l’intrigue est originale et très bien écrite. L’idée d’un western dans la neige est aussi vraiment sympa, ça change un peu ! De plus, rien n’est compliqué dans un Tarantino, il y a zéro difficultés à suivre l’histoire. On assiste aussi à un flashback révélateur une habitude du petit Quentin aussi. Il y a bien sur tout ce qu’on aime chez le réalisateur : du sang, de la violence, du langage chartié eeet du sang. Quoi je me répète ? D’ailleurs le langage concerne surtout les femelles et les nègres ( comme il les appelle dans ses film, oui, le racisme est aussi récurent dans ses films.. ). Ah oui.. Enfin une BO originale d’Ennio Morricone ! La musique est envoutante et colle parfaitement à l’histoire.

Venons-en maintenant à la structure du film car il fallait que j’en parle. Tout d’abord elle nous rappelle celle de Boulevard de la Mort ; scindée en deux parties. Et, contrairement à ceux que certains diront, les DEUX parties sont indispensables, complémentaires et parfaites.
La première sert à savoir les directions qu’on prend, à voir où on va. Elle présente dans un premier temps les personnages, qui sont, comme le titre l’indique, des salopards.. Et on s’attache à eux, c’est vraiment génial ! On assiste ensuite à une sorte de partie de cache-cache géante, chacun abat des cartes MAIS, comme on n’en sait pas plus que le personnage principal, on ne sait pas qui dit la vérité ou qui ment, on ne sait pas qui croire et on devient aussi méfiant que les personnages ! La première partie est donc un peu « lente » étant donné qu’il n’y a que du dialogue, mais elle a dû demander de gros travaux d’écriture et c’est réussi car c’est dialogues sont parfaits, chacun raconte ses histoires, ce qui nous permet de rentrer dans la tête et de décrypter la psychologie des personnages. En bref, une première partie axée sur le bluff, l’intimidation et la stratégie.
Donc voilà, le suspense est installé, on en sait plus sur les personnages, les mystères s’épaississent, on ne sait pas à qui faire confiance et là vous entendez « Douce Nuit » et c’est le déclic, on entre dans la deuxième partie. Eeeeet VAMOOS ! Le film décolle, et croyez-moi, si vous vous étiez un peu endormi, ça va pas durer longtemps ! On commence avec une séquence de déductions / théories / fourberies etc.. et puis c’est darty mon kiki, ça part en règlements de comptes, des scènes très violentes comme on les attendait, du sang qui pisse, des morts etc.. Tout ce qu'on attendait et qui était inévitable arrive, le tout avec une vitesse incroyable ( contraste ), des rebondissements, des surprises, du rythme, putain j'ai fait sploutch, c'est vraiment génial.

Enfin, un petit mot sur les acteurs, on retrouve des habitués du réa à savoir K. Russel, T. Roth, M. Madsen, Z Bell, J. Parks et bien sûr Samuel L. Jackson. Puis des nouveaux puceaux à savoir Jessica J. Leigh, D. Bichir et C. Tatum. Et franchement, Tous ces personnages sont profonds, extremement bien écrits et les rôles sont taillés sur mesure pour les acteurs qui sont géniaux et incarnent parfaitement leurs personnages. Je penses qu'ils se sont bien éclatés à tourner le film et ça se ressent.

Bon, on va s’arrêter là, enfin " je " plutôt, il y a que moi qui parle depuis tout à l’heure…
Le film est un chef d’œuvre, je crois bien que j’ai vu un des meilleurs Tarantino.. Il y a tout ce qu’on aime et encore une fois, Tarantino a explosé le budget boucherie, ça gicle de partout !
Bref vous devez faire le déplacement, courrez acheter votre place de cinéma, et assistez à un western sanglant avec huit mecs et une fille dans une auberge, avec des gros calibres.

Ah oui ? 8eme film, les 8 saopards, un huis clos, complot ?

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