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Un week-end au chalet selon Tarantino

A peine sortait-il aux Etats-unis qu'il semblait déjà déchaîner les passions, normal me direz-vous, c'est un Tarantino! Mais non... quand je suis allé voir les avis je ne m'attendais pas à ça.
Aimé, détesté... Peu d'avis restaient neutre... Un peu habituel pour sa filmographie mais c'était l'un de ses films les plus « mal noté » au moment où je lisais les premières critiques (Américaine ou Française).
Alors j'ai retenu quelques "reproches" et suis allé voir le film de mes propres yeux !

Je m'attendais donc à faire une overdose, à voir le film de trop, ou en tout cas celui qui portait « trop » les marques de fabrique de Quentin (je me permet oui)... Seulement non... Je ne suis tombé que sur un Western Tarantinesque dans la droite lignée de Django.
C'est à dire une œuvre aux personnages et dialogues aux petits oignons (Ou ognons si vous préférez...), le tout bercé par des musiques parfaites (merci monsieur Morricone pour votre sublime intro que j'écoute tout en écrivant ses lignes!), des décors réalistes et... de l'hémoglobine à souhait !
Alors je peux comprendre qu'on puisse lui reprocher sa lenteur, car c'est vrai que le film démarre en première et va y rester un moment mais c'est pour mieux nous faire embarquer dans la diligence qui nous emmènera chez Minnie ! Puisque les personnages apparaissent les uns après les autres comme si on croisait des amis sur la route, qu'on prendrait en stop pour rejoindre une fête. Les premiers chapitres du film c'est ça! Mais même si certains seront ennuyés, personellement j'étais déjà à fond dedans, à apprécier un début un peu paresseux.

Mais au vu des deux derniers chapitres, ne pouvait-on pas attendre cela avec encore plus d'impatience ? Je pense que si, ce qui lui était reproché par la presse n'est (selon mon humble avis d'amateur de cinéma du dimanche) qu'une simple façon de nous faire languir pour l'action, la violence et la puissance des affrontements verbaux de Tarantino.

Les premiers chapitres seront donc lent pour nous faire entrer doucement dans le film, les suivants monteront tous d'un cran pour nous faire comprendre que quelque chose arrive, quelque chose de gros (L’ultima diligenza di Red Rock d'Ennio Morricone au début du film en est la parfaite représentation d'ailleurs). Et sans vouloir vous spoiler vous savez ce qui arrivera mais vous ne savez pas quand, ni comment, ni qui commencera...
Car ces 8 salopards font les gentils mais sincèrement... qui pouvait croire à un week-end entre ami avec autant de tension en une seule et même pièce. Certainement pas moi !

Ce 8 clos m'a tenu en haleine du début à la fin, car encore une fois Quentin nous sert tout ce qu'on aime chez lui (enfin selon moi j’entends bien..).
Ce qui en fait donc l'un de ses meilleurs films ! Merci Monsieur Tarantino, votre vision du huit clos et du Western a encore fait mouche sur moi !

PS: Je n'ai pas voulu parler des personnages/moments du films pour éviter tout spoil, car chaque personnage arrive d'une façon géniale ou est présenté à sa manière, et je ne voulais pas vous en priver! Bon film à vous.

MaximeH
9
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