Norbert en amérique

Avis sur Les Animaux fantastiques

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Compte tenu de la richesse de l'univers créé par J.K Rowling, il est possible de faire mieux, beaucoup mieux.
Une précision pour commencer : parmi les films tirés de la saga, je n'ai vu que le premier. Je n'ai pas aimé voir mon imaginaire personnel modifié par les images du film. C'est d'un œil assez neuf que j'ai découvert ce préquel.

Le pitch pour situer : Norbert Dragonneau débarque à New-York dans l'entre-deux guerres pour ramener aux USA des animaux égarés ailleurs dans le monde. Évidemment, rien ne se passe comme prévu, des animaux s'échappent de la valise, et un safari urbain s'engage, tandis que la menace d'un obscurus plane sur la ville.

Malheureusement, le potentiel de l'univers magique, pourtant immense, reste sous-exploité. Les animaux magique n'est pas grand-chose de plus qu'un film catastrophe. On y voit New-York se faire démonter, exploser, éparpiller par les animaux et par l'obscurus, puis reconstruit en quelques coups de baguette. On y transplane à tours de bras. Pourtant, les quelques moments où l'imaginaire de Rowling est mis à contribution, comme l'entrée dans la valise, fonctionnent très bien.

Il faut également saluer l'effort fait sur le casting : les acteurs ont manifestement été choisis pour leur talent et non pour leur physique (j'ai vu le film en VO). Les scènes où ils ne courent pas après des bestioles montrent une palette assez étendue.
L'exception notable reste Colin Farrell, l'homme qui transforme l'or en plomb, capable en tout et pour tout de deux "expressions" : soulever les sourcils et écarter les narines. C'est bien simple, dès que son personnage révèle sa vraie nature sous les traits d'un autre acteur, il gagne 450% de charisme.

Pour une fois, j'ai regretté de ne pas voir un film en 3D car il a manifestement été tourné dans cette intention, de nombreux plans jouent sur la profondeur.

Les animaux fantastiques constituent le prélude du préquel. Il faut espérer que les films à venir gagneront en consistance, et que l'univers sera mieux exploité. Le potentiel est là pour tenir jusqu'en 1945, en restant dans l'univers de la série et en la liant avec des éléments mentionnés dans Harry Potter.

LA FIN, RACONTÉE POUR BRILLER EN SOCIÉTÉ / EMMERDER VOTRE VOISIN / S'EN SOUVENIR :

Norbert Dragonneau parvient à récupérer tous ses animaux et à démasquer Grindelwald. Credence Barebone est démasqué comme étant l'obscurus et finit éparpillé façon puzzle par les sorciers de New-York, malgré la tentative de Dragonneau de capturer l'Obscurus, comme il a déjà réussi à le faire en afrique.
La fin est légèrement ouverte : Norbert retourne en Angleterre mais promet à Tina Goldstein de lui apporter son livre en personne. Jackob Kowalski ouvre une boulangerie où Queenie Goldstein vient lui faire de l’œil. Happy End.

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