Neuro-chirurgien rockstar aventurier entouré d'une équipe de zicos aventuriers...

Avis sur Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e...

Avatar Loys G. Bakemono
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Buckaroo Banzai est un concept fascinant: c'est un peu l'Indiana Jones de la SF des 80's.
On prend en cours les aventures d'un génie scientifique, à la fois neuro-chirurgien et physicien, se baladant à travers les états unis à ses heures perdues à la recherche d'aventure; entre deux de ses concerts avec son groupe de "hard rock" dont les membres sont également des aventuriers.
Bon vous suivez jusque là ?
Là dessus, ajoutez une histoire d'invasion d'extra-terrestres extra-dimensionnels.
Oui vous avez bien lu, car les vilains ne sont pas de notre monde, ni de notre dimension.
Comme si c'était trop simple, ça rappelle un peu les comics des années 50/60 mêlant aventure et science fiction, à la fois une façon d'exprimer son amour pour ce genre pour le scénariste, et une façon d'en faire un pastiche pour l'adapter au style de l'époque: les années 80.
Niveau casting, que du beau monde: Peter Weller (Robocop) dans le rôle titre, John Lithgow (plus récemment vu dans le rôle de Trinity dans Dexter), Jeff Goldblum (La Mouche), Christopher "Doc ou Juge" Lloyd, Ellen Barkin (Smurf dans Animal Kingdom la série), et j'en passe !
L'ambiance est plutôt bonne, le tout porté par une bande originale très début des eighties avec ses synthés en plastiques bien spécifiques, Robocop tient bien son rôle de beau gosse invincible, mais là où ça craint, c'est tout simplement le budget, et ça se sent.
Peu de décors créés, effets spéciaux et maquillages bien craignos, et des longueurs foutant en l'air le rythme qui aurait permis de rendre le film plus attractif.
Tout est fait pour faire de la bobine, dans le but de tenir le scénario sur un format long métrage sans pour autant avoir quantité de scènes couteuses.
Mais certains stratagèmes sont bons. Certains plans sur les héros, marchant de façon cadencée comme une fanfare ou un défilé militaire, par exemple. On se croirait dans un générique, ça rend ces passages étranges mais attractifs.
Le réalisateur et scénariste des Aventures de Buckaroo, Banzai à travers la 8ème dimension, n'est autre que le scénariste d'un film sorti deux ans plus tard:
Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin.
Si je souligne ce fait, c'est tout simplement parce que cela se ressent, ce côté utilisons notre culture pulp des années 50/60 pour en faire un récit à mi chemin entre le pastiche et l'hommage.
D'une certaine manière, ce film est le prototype de ce qui deviendra Jack Burton.
Beaucoup de bonnes intentions, mais pas assez de moyens pour les réaliser dommage !

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