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Le fou volant

Avis sur Les Aventures de Rocketeer

Avatar Ugly
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Cette transposition réjouissante d'une BD à succès est un habile cocktail d'aventures, de romanesque hollywoodien, de film noir et d'espionnage dans l'Amérique des années 30, époque de l'après-grande dépression, dans un monde plein de stars de cinéma, d'endroits chics où tout est furieusement beau, l'âge d'or des décorateurs en pleine ambiance art déco. Le petit détour par Hollywood offre de belles séquences, on entre dans les coulisses des studios, on assiste au tournage d'un film de cape & d'épée, on suit les personnages au South Seas Club, restaurant de luxe des stars superbement reconstitué. La direction artistique a vraiment mis le paquet dans le soin de ces reconstitutions puisque les décorateurs ont également reconstruit le Bull Dog Café, rendez-vous des aviateurs qui a réellement existé et dont l'étonnante façade représentait un chien géant fumant la pipe.
Autres clins d'oeil aux années 30 : le prototype de petite fusée qui permet de voler dans les airs et qu'on s'accroche dans le dos, création d'un certain Howard Hughes, le célèbre nabab excentrique et touche à tout qui fut incarné par d'autres acteurs ailleurs, notamment Dean Stockwell dans Tucker et Leonardo Di Caprio dans Aviator, de même qu'il inspira le personnage joué par George Peppard dans les Ambitieux. Ici, c'est Terry O'Quinn qui l'incarne, le Locke de la série Lost, plus jeune et avec des cheveux.
Tout ça pour dire que cette BD à l'origine créée par Dave Stevens en 1981, génère une folle poursuite qui donne vraiment du plaisir. Joe Johnston le réalisateur de Chérie j'ai rétréci les gosses coordonne un mélange de film d'aventure, de cascades aériennes et d'action en jonglant avec ses personnages et assumant parfaitement tous les clichés qu'il brasse allègrement : super-héros justicier, love story romantique, traîtres à la solde des nazis, méli-mélo de types du FBI, d'espions étrangers et de nazis qui veulent chacun mettre la main sur cet engin volant...
Malgré un couple vedette mignon mais un peu mièvre (Jennifer Connelly n'était pas encore très connue), le casting est étincelant : Alan Arkin est un mécano facétieux, Paul Sorvino un gangster vulgaire très poussé dans le cliché, Terry O'Quinn un Howard Hughes élégant, Ed Lauter un flic un peu dépassé, et Timothy Dalton prend plaisir à casser son image de héros en incarnant une star de cinéma à la Errol Flynn qui est en fait un espion cynique et raffiné. Plusieurs acteurs comme Kurt Russell, Emilio Estevez, Dennis Quaid ou Johnny Depp avaient été pressentis pour le rôle du petit pilote d'avion à la fusée dorsale, mais c'est Bill Campbell un inconnu qui le décrocha. Les scènes d'action sont assez spectaculaires, notamment le final explosif dans un Zeppelin gigantesque. A voir comme un bon divertissement, qui bizarrement reste assez méconnu

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