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Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec par Gatcha

1911. A Paris, un étrange volatile sème la terreur dans les rues. Lorsqu’il entraîne la mort d’un secrétaire d’état, le président Armand Fallières décide d’accélérer l’enquête pour résoudre ce mystère. Un scientifique, Espérandieu, sait lui de quoi il s’agit, puisque ses recherches l’ont amené à comprendre comment accéder à l’esprit immortel d’un défunt. C’est ainsi qu’il a ressuscité un ptérodactyle… Pendant ce temps, en Egypte, la journaliste Adèle Blanc-Sec participe aux fouilles des tombeaux des pharaons. Elle espère trouver la momie du médecin personnel de Ramsès II. Comptant sur l’aide d’Espérandieu pour le ramener à la vie, ses connaissances infinies sont son seul espoir de soigner et sauver sa sœur…

Un film réalisé par Luc Besson est toujours un événement. Sachant créer un tourbillon médiatique autour de ses films, rarement encensé par les critiques mais toujours suivi par le public qui reconnait souvent ses œuvres comme cultes, cela faisait toutefois près de 10 ans (Jeanne d’Arc) qu’on attendait une réalisation d’ampleur. L’échec d’Angel-A et le passage à l’animation (Arthur et les Minimoys) ont fait croire que les années 2000 préparaient une retraite souvent annoncée. Alors lorsqu’il annonçât vouloir réaliser lui-même l’adaptation de la série Adèle Blanc-Sec de Tardi, dont les droits avaient été rachetés plus tôt par sa société de production, l’étonnement et l’excitation étaient là !

Le film est maintenant sur les écrans, les avis aussi. Le premier point sur lequel on pouvait attendre le film au tournant était le rôle-titre. Louise Bourgoin, surtout connue pour avoir été une miss météo de Canal+, avait tout le poids d’une grosse production sur les épaules. Un a priori négatif donc, mais elle s’en sort plutôt bien ! Il fallait encore faire confiance au réalisateur, qui sait trouver et diriger ses actrices comme personne. Comme pour d’autres détails, l’Adèle de cinéma se détache de celle de la BD, la boudeuse ayant laissé place à une version plus piquante, mais tout aussi moqueuse et ironique. L’aspect change mais l’esprit reste, ce qui est le plus important. Pratiquement toujours à l’image, Louise Bourgoin s’approprie le personnage, ajoute un peu d’émotion et compose en conservant une espièglerie visiblement naturelle. De quoi faire taire les sceptiques ! Le reste du casting est à l’avenant, les seconds rôles, même peu présents, étant savoureux. Bravo surtout à Gilles Lellouche (Caponi) et Jacky Nercessian (Espérandieu), parfaits dans leur interprétation, ainsi qu’à Mathieu Amalric (Dieuleveult), méconnaissable, qu’on a hâte dans retrouver dans la suite.

Au niveau de l’adaptation visuelle, c’est un sans-faute. Après une scène d’ouverture en Egypte lorgnant vers quelques grands films d’aventure sans jamais les copier, le Paris de 1911 revit de façon magique grâce aux trucages qui ont permis de tourner en décors réels avant d’effacer les traces de notre société moderne. Un travail minutieux mais qui porte ses fruits en évitant les fonds verts. Pour coller aux personnages de Tardi, souvent physiquement caricaturaux, les maquilleurs ont accompli des prouesses. Caponi, Saint-Hubert, Ménard, tous semblent sortir d’une case de la BD sans perdre leur identité… Côté effets spéciaux, seule la chevauchée du ptérodactyle souffre un peu visuellement.

Bien sûr, les grincheux reprocheront quelques libertés avec le matériau d’origine. Mais en adaptant Adèle et la Bête et Momies en folie, des concessions à l’histoire devaient être faites. Certaines sont anecdotiques, d’autres plus importantes, mais la BD n’a jamais été faite dans l’optique de passer au grand écran. Ce qui gâche un peu le rythme du film, son seul point faible avec la musique d’Eric Serra, un peu trop discrète pour les fans du musicien. Il manque clairement quelques climax, et la fin misant sur l’émotion plus que sur l’action fait regretter l’absence d’une grande scène de conclusion qui éclipserait le reste.

Pour résumer, Les Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec n’est pas un grand film, mais un film populaire et agréable, bien fait, qui peut plaire à tous, dans lequel on sent un vrai attachement et une fidélité sincère envers la BD. C’est aussi le meilleur Besson depuis plus de 10 ans et un nouveau genre exploité pour lui ! Premier d’une trilogie, on pourra donc espérer qu’il amènera une suite encore plus maitrisée.
Gatcha
6
Écrit par

il y a 9 ans

Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec
Lunem
1

Spoiler de qualitay: ouh, c'est vraiment mauvais.

Tout était priceless jusque dans les moindre détails: des fausses oreilles en papier mâché au sketch hilarant de la prison en passant par le tennis-drama. N'oublions pas le ptérodactyle façon grand...

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il y a 11 ans

37 j'aime

3

Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec
takeshi29
1

"Je la trouve tellement bonne.............................actrice."

Je ne m'attendais à rien et là je dois dire que le Besson m'a comblé. Je ne suis certes pas très client de ce genre de cinéma d'aventures mais il m'arrive d'être indulgent mais là ce n'est pas...

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il y a 10 ans

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