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On tirait le Sud

Avis sur Les Cavaliers

Avatar Pruneau
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Un western en pleine guerre de Sécession, et bien figurez-vous que ce n'est pas si fréquent que cela. Souvent l'histoire débute après Gettysburg ou le conflit n'est que la toile de fond du récit.

Mais là pas d'erreur possible, c'est bel et bien la guerre. Nous suivons deux heures durant une colonne de la cavalerie yankee qui s'enfonce sur des centaines kilomètres en pays confédérés.
Contrairement aux films qui composent la trilogie de la cavalerie de Ford (le Massacre de Fort Apache, la Charge héroïque et Rio Grande, petit rappel pour les élèves dissipés), la guerre et son cortège de drames est plus présente.
Davantage d'action et d'aventure aussi pour ces soldats qui doivent avancer sans s'arrêter en territoire hostile de 60 km par jour.

Le personnage du médecin, interprété par William Holden (à l'aise face au roc John Wayne) et qui passe son temps à charcuter du trooper, est là pour nous faire comprendre que la guerre c'était pas de la tarte (la guerre civile américaine a été particulièrement meurtrière, considérée par certains comme le premier conflit «moderne», avec le recours aux trains, aux armes automatiques...).

Et bien sûr John Wayne. Il a 52 ans, commence à sentir le poids des années sur ses grosses épaules. Mais le charisme est toujours là, il bouffe tout l'écran, ne laisse de place à personnes d'autres, hypnotise le spectateur de sa démarche mi-pataude mi-féline.
Et je ne sais si c'est l'âge, mais il est encore plus bougon que d'habitude. The Duke passe son temps à jeter (de rage, de dépit) des objets par terre ou à défoncer des portes. John Wayne pas content !

Que dire d'autre ? Ford n'a pas lésiné sur la couleur : les uniformes bleus des soldats de l'Union pètent (tragique comparaison avec les guenilles portés par les éclopés qui forment l'armée du Sud), la blonde est blonde (enfin jaune quoi). Qui dit blonde, dit histoire d'amour. Et c'est bien entendu John Wayne qui rafle la mise.

Petite déception, la joyeuse bande de seconds rôles de Ford n'est plus là. Il faut dire que Victor McLaglen meurt cette même année et Ward Bond la suivante. Et vu ce qu'ils ont dû ingurgiter comme alcool dans leur vie, ils ne devaient plus être très frais.

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