Du bonheur en pâte de haricots rouges

Avis sur Les Délices de Tokyo

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Genre : les plaisirs simples de la vie

Sentaro n’aime pas le sucré, il préfère la bière. Mais, endetté à vie auprès de ses patrons, il est contraint de travailler tous les jours dans une petite échoppe de Tokyo qui vend des dorayakis.

Les dorayakis, ce sont deux petits pancakes fourrés de pâte de haricots rouges. Sauf que dans ses dorayakis à lui, il met de la pâte de haricots rouges industrielle.

Tokue, vieille dame de 76 ans, se rend dans sa boutique pour lui demander du travail. Peu importe le prix, elle rêve de travailler dans cette échoppe. Face à un Sentaro ronchon et réticent, elle use de l’arme ultime : un tupperware rempli de SA pâte de haricots rouges maison.

La belle histoire commence.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de coeur au cinéma. Les Délices de Tokyo, c’est ce qu’on appelle un feel good movie ! Tokue est si positive, malgré les difficultés de sa propre vie, qu’on a envie de voir la vie du bon côté. La manière dont elle fait de cette triste échoppe un endroit plein de joie et d’amour m’a rappelé Bagdad Café.

Les Délices de Tokyo est aussi plein de poésie et de philosophie de la vie. Tokue est heureuse où qu’elle soit, car elle a compris que chacun est libre de mener sa propre vie, de lui donner son propre sens, peu importent le regard des autres et les chemins de vie « normaux ».

Bonus historique : on apprend beaucoup sur la situation des lépreux au Japon, qu’une loi assignait à résidence dans des ghettos éloignés des villes. Ce n’est qu’en 1996 que cette loi a été abrogée et qu’ils ont pu circuler librement.

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