Un A bout de souffle à la petite semaine

Avis sur Les Distractions

Avatar Eric Steiner
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Etrange ce film du très peu connu Jacques Dupont (pourtant le nom est facile à retenir). Ca commence plutôt bien, avec un tout jeune Claude Brasseur qui blesse mortellement un motard de la police suite à une course poursuite. Ensuite, on fait la connaissance du personnage de Belmondo, fringant et grande gueule comme on l'aime, un photographe reporter d'un magazine parisien. Lequel reconnaît dans le chauffard recherché un ex-collègue parachutiste, son meilleur ami durant les "joyeusetés" de la guerre d'Algérie. Aussitôt il décide de tout tenter pour sauver son pote et le faire échapper à la justice... Et c'est à peu près tout côté scénario: l'action se traîne ensuite pendant plus d'une heure et il faut faire beaucoup d'efforts pour ne pas peser sur la touche avance rapide. Visiblement, le réalisateur a voulu copier les recettes de la Nouvelle Vague: décors naturels, caméra à l'épaule, dialogues plus ou moins improvisés, accent mis sur l'ambiance plutôt que sur une histoire totalement anecdotique, musique de jazz en bande son, tout y est, sauf le talent et le culot d'un Godard. Ici, ce A bout de souffle à la petite semaine apparaît bien poussif, ni policier, ni expérimental, ni drôle, ni romantique, ni pas grand-chose! Quatre étoiles tout de même pour la photographie, la musique pas si mal (d'un Richard Cornu tout aussi peu connu que Jacques Dupont!) et la gouaille de Belmondo, même s'il est peu sympathique et encore plus misogyne que chez Godard!

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