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Les Félins

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C'est assez rare pour être souligné mais Delon est ici presque supportable, sans doute parce qu'il incarne un bellâtre manipulateur qui se retrouve manipulé à l'insu de son ignorance et accessoirement pourchassé pour avoir couché avec la mauvaise poule... il semble qu'il ait en effet toute la mafia amerlocaine au cul, laquelle n'hésite pas à se ramener en France avec leur grosse Cadillac (c'est absurdement drôle soit dit en passant...).

Le début du film est donc ainsi tonitruant (et tonitruands...) jusqu'à ce que notre Delon trouve refuge et se retrouve enferré dans une espèce de complot qui part en vrille, qui se délite dangereusement et se termine n'importe comment... Le rythme faiblit alors à vue d'oeil et au fur et à mesure de ce qui devient une sorte de huis-clos chiant comme la mort... un huis-clos avec deux ravissantes blondes dont la délicieuse, la sexy, la fascinante Jane Fonda.

Salut Jane, moi c'est Tarzan... Nous bien sûr, on avait la Bardot mais eux les amerloques, ils avaient la Fonda belle comme un coeur et qui en a fait fondre d'émoi... énomément (de coeurs...). René Clément aime la filmer et on le comprend... sa mise en scène est sans conteste très élégante par ailleurs mais ce scénario alambiqué et décidément trop foireux a raison de notre patience et de notre passion pour Jane.

La musique de Lalo Schifrin se révèle trop agitée et carrément énervante comme si elle tentait de nous empêcher de somnoler doucement : sans doute une intuition du musicien qui voulait secouer le cocotier de temps en temps. Un film donc déséquilibré et pourtant fondamentalement intéressant mais qui se perd en cours de route.

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