I'm not a poet, i'm just a woman

Avis sur Les Filles du docteur March

Avatar colormeblue
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(Spoilers).
Je vais commencer par vous dire que Little Women est fidèle à sa bande annonce. C'est un film de Noël avec une belle photographie, une belle lumière et une distribution prometteuse mais qui ne propose rien de vraiment nouveau. C'est un reproche que j'avais aussi adressé à Lady Bird, le précédent film de Gerwig, et force est de constater que les défauts et qualités sont restés les mêmes. Côté point fort, on relèvera une nouvelle fois un talent pour le casting (qui avait attiré mon attention dès l'annonce du projet) et une réalisation, qui sans briller par son originalité, a le mérite d'être belle et agréable pour l'oeil. Hélas, concernant les bémols, on retrouve cette tendance à vouloir "copier" ce qui marche, malgré de minces tentatives d'inventivité. C'est déjà un progrès par rapport à Lady Bird qui pour le coup était tellement mainstream et similaire à d'autres films du type qu'il en devenait presque agaçant. Au moins, ici, Gerwig a changé quelques petits détails et tenté d'apporter son interprétation à l'oeuvre d'Alcott. Qu'on se le dise, je ne suis pas fan du bouquin, j'avais lu le premier quand j'étais gamine mais il ne m'avait pas franchement marquée. A vrai dire, des quatres filles, je n'avais retenu que le nom de Jo. La faute à l'écrivaine qui ne jurait que par elle sans accorder plus de profondeur aux autres personnages. Même s'il est clair que Jo est le personnage principal (et la petite préférée de la réalisatrice), on trouve dans Little Women un développement - tout relatif mais appréciable - du reste de la famille. Quand je dis relatif, c'est parce qu'en réalité, la seule qui est un peu développée, c'est Amy. Beth et Meg font des apparitions mais sont dans l'ensemble assez transparentes, ce que je trouve dommage. Eliza Scalen (géniale dans Sharp Objects, un rôle à l'opposé de celui-ci!) aurait mérité plus de temps d'écran, surtout quand sa mort constitue un des passages clés du film. Alors oui sa caractérisation a beau être celle d'une jeune fille angélique, la soeur discrète qui aide et écoute sans rien demander en retour (oui, elles existent), je trouve quand même regrettable de la mettre autant de côté. J'aurais aimé qu'on développe son personnage, sa relation avec ses soeurs (particulièrement Jo, qui est son reflet inversé, aussi fougueuse que sa soeur est calme, aussi offensive que sa soeur est douce...) mais ce n'est malheureusement pas le cas. Personnellement, j'ai quand même réussi à m'attacher au personnage, mais je crois que c'est plus grâce à Eliza (et son jeu toujours juste bien qu'elle n'ait pas trop l'occasion de le montrer dans ce film!) qu'à l'écriture de Gerwig, ce qui est tout de même dommageable en termes de scénario. Meg est quasiment tout aussi transparente, bien que moins "fantômatique" que Beth (dans le sens où elle a une personnalité plus affirmée et que de façon plus littérale...elle ne disparaît pas en milieu de film), Gerwig lui accorde peu d'importance. Où est l'intérêt de faire dire au personnage que ses rêves et désirs sont tout aussi valides que Jo (ce qui est tout à fait vrai) pour les ignorer pendant tout le reste du film? La destinée de Meg est peut-être moins flamboyante que celle de Jo (elle reste dans le village et s'occupe de ses enfants) mais ce n'est pas une raison pour la délaisser. Je ne suis pas une fan ultime d'Emma Watson mais je l'ai beaucoup aimée ici, et ai regretté en conséquence sa présence si rare. Non seulement elle est magnifique (cette scène où elle est dans sa robe rose, puis plus tard en robe de mariée, en violet au bal...non cette fille est délicieuse, laissez-moi l'épouser), mais je trouve qu'elle a bien dosé ici dans sa performance le côté décidé de Meg (sa passion pour le théâtre, ses convictions, sa persévérance à vouloir être avec Brooke) et son côté plus tranquille. Pour ce qui est du reste de la distribution, je n'ai été éblouie ni par Laura Dern ni par Meryl Streep, qui sont pourtant des pointures dans leur genre. Après les avoir vues dans l'excellent Big Little Lies (et oui, ce n'est pas leur première collaboration), la comparaison fait mal. Là où leurs personnages étaient complexes et leur jeu tout en nuance dans la série, elles en sont réduites ici à interpréter de simples clichés (la version Liddle de Violet Crawley pour Meryl, la maman trop sympa pour Laura...très réducteur et dommage pour un film qui met les portraits de femme au coeur de son propos!). Du coup leur jeu n'est pas mauvais, mais il est sans étincelles, ne provoque rien. Encore une fois je ne pense pas que les actrices sont à blâmer, je ne vois pas vraiment ce qu'elles auraient pu faire de plus avec ce matériel.

Et je crois que c'est ça que je n'aime pas chez Gerwig. Elle a de bonnes idées et s'entoure de personnes extra mais ne tire que 10% du potentiel des deux. J'ai conscience que ça peut paraître fort, mais je la trouve paresseuse. Elle ne fait jamais de mauvais films mais jamais de très bons non plus. Elle ne prend de risques dans rien. Deux reines du cinéma (Laura et Meryl), la coqueluche des dernières années (Timothée surtout, mais Saoirse dans une certaine mesure), les talents prometteurs (Florence et Eliza), les idoles de notre enfance (Emma)...on ne peut pas dire qu'elle allait se mettre le public à dos avec ce genre de noms. D'une pierre deux coups, la réalisatrice s'assure le soutien de ses spectateurs (et parfois de la critique) sans grande recherche de créativité. A quoi bon, puisque ses acteurs feront le boulot à sa place et ramèneront les gens dans les salles? Côté musique, c'est convenu bien qu'efficace avec de beaux thèmes d'Alexandre Desplat, mais qui ne marquent pas plus que ça. Niveau image, c'est très joli à voir mais très classique, avec un changement de couleurs pour le présent (déprimantes, froides, hivernales) et le passé (chaleureux, couleurs chaudes, automnales) qu'on a vu déjà à peu près partout. Néanmoins, n'oublions pas la mention spéciale pour la scène sur la plage, qui est en plus d'être vraiment très plaisante esthétiquement, provoque exactement ce qu'elle doit provoquer: une nostalgie des temps plus heureux de l'enfance et une envie folle de prendre une machine à remonter le temps pour s'amuser avec elles. Sinon, tiens, parlons en de ces flashbacks...j'ai un avis mitigé sur eux. Il y a des moments où ils marchent vraiment bien. C'est le cas de la scène où Jo croit que Beth est morte pendant la nuit et la retrouve avec bonheur dans la cuisine, immédiatement suivie de la véritable annonce de sa mort. C'est facile comme schéma narratif mais très très efficace. Ce parallèle rend la mort de la jeune fille encore plus triste, parce que comme Jo, on aurait voulu que la seconde fois se passe comme la première. On passe par les mêmes émotions qu'elle, du soulagement à la tristesse en un rien de temps, tout en ressentant dès le début que c'est trop beau pour être vrai et que la véritable issue ne va tarder à arriver. Non, rien à dire, ici, ça marche très bien. Cette construction marche aussi très bien pour Amy.

Venons-en, à Amy. Une fois de plus, je m'entiche du personnage que les gens ont le plus de mal à supporter. Moi, je l'aime, Amy. Certes, cela a sans doute à voir avec le fait qu'elle est jouée par l'incroyable Florence Pugh (désolée Emma, mais à choisir, j'épouse Florence...) mais pas seulement. Au final je trouve que c'est le personnage le plus nuancé, celui avec le plus de failles, le moins idéalisé. Meg, Jo et Beth sont des personnages assez stéréotypés (bien qu'on puisse parfaitement s'y identifier, et c'est le cas de beaucoup de femmes avec Jo) dans l'ensemble, je trouve qu'Amy est plus "grise" (même si encore une fois, c'est relatif), plus intéressante. A force que Gerwig nous pointe Jo comme l'héroïne, moi ça me donne envie de m'intéresser davantage à Amy, de lui donner sa chance. Tout d'abord parce que je trouve que Jo lui en veut injustement. C'est bien simple, Jo lui remet tout le temps la faute dessus. Elle n'est pas présente à la mort de Beth, lui a volé Laurie, a brûlé son roman, est partie en Europe à sa place... pour commencer, Amy n'avait de contrôle que sur UNE de ses choses dans son entier. Le coup du livre. Et punaise, c'était une gamine, on fait tous des choses qu'on regrette non? Alors oui moi aussi j'aurais eu envie de l'étriper à la place de Jo...mais c'est bien la seule chose fondée sur laquelle on peut lui en vouloir. Pour le reste...Amy n'a été informée de la maladie de Beth que très tard (sympa la famille, est-ce qu'on pourrait parler de cette trahison aussi?) et donc dans l'impossibilité totale de l'accompagner dans sa souffrance. L'Europe, c'est Mamie qui a choisi, pas ta frangine alors déteste la bonne personne. Et enfin pour Laurie, Jo n'avait qu'à y réfléchir à deux fois avant de changer d'avis, et puis finalement je suis assez d'accord avec ce qu'il dit à la fin.

Bien sûr qu'il aime et aimera toujours Jo, mais Amy, c'est différent. A mon avis, Laurie est d'abord tombé "amoureux" de Jo parce que c'était une March. On le voit bien, dans les scènes du passé, il est attiré comme un aimant par cette famille, aussi accueillante et vivante que la sienne est hostile et distante. Il tourne autour de toutes d'une manière plus ou moins platonique à un moment (Beth exceptée, avec qui il a un lien vraiment fraternel). Personnellement je vois plus Laurie et Jo comme des meilleurs amis se ressemblant énormément (deux faces d'une même pièce quoi...une impression renforcée par le fait qu'ils ont souvent les mêmes habits, ont tous les deux un prénom unisexe...) et je suis contente que le film soit allée dans ce sens. J'aurais vraiment détesté que le film choisisse la facilité en les faisant terminer ensemble alors qu'il est pour moi évidemment qu'ils ne marcheraient pas en tant que couple. C'est bien simple, leurs interactions sont super mignonnes - on voit que Timothée et Saoirse s'aiment beaucoup - mais je n'y vois rien qui me fasse dire OUIII ils sont attirés l'un par l'autre de manière romantique. Ils se chamaillent, se charrient, font des bêtises ensemble...comme des frères et soeurs quoi. Même de manière physique, alors qu'il ne partage qu'UNE interaction avec Meg, il a l'air plus séduit par elle que par Jo. Quant à Amy...non y'a pas photo regardez moi cette scène de retrouvailles au parc!! le moment où il défait son tablier!! sa jalousie à l'égard de Fred!! les compliments sur sa beauté!!!! leur dispute au bal!! (le gars aime décidémment se faire bolosser par les soeurs March)...ça c'est de l'alchimie, de la tension. Il y avait peu de chances pour qu'ils ne finissent pas ensemble vu que c'était le cas dans le livre, mais selon les dires de personnages l'ayant lu cela sortait un peu de nulle part, ici Gerwig a donné plus d'épaisseur à leur relation, ce que je trouve vraiment bien. Et ça m'a rendue trop triste quand Amy lui dit qu'elle l'aime depuis toujours et ne veut pas être un lot de consolation, surtout quand on sait qu'elle a toujours été dans l'ombre de sa soeur. Après je trouve leur mariage trop rapide (comment ça on devient mari et femme dans un carosse en deux temps trois mouvements) et le plan final avec le bébé un peu poussif (surtout que Timothée Chalamet a toujours l'air d'avoir quinze ans dedans...impossible de se l'imaginer père) mais bon. De manière générale, je trouve que la fin va trop vite, avec le retour de Bhaer et la publication du livre qui apparaissent en hyper accéléré. Très dommage quand on sait que les deux sont très importants pour le personnage.

Tout le film montre ce déchirement entre une envie d'être avec quelqu'un et ses ambitions professionnelles et personnelles, son caractère rebelle et indépendant qui refuse de faire reposer son épanouissement sur une autre personne et plus particulièrement un homme. C'était déjà ce que j'aimais dans la Jo du livre, son caractère tout feu tout flamme, ses rêves d'art, de littérature et d'accomplissement par elle seule. Je regrette que le côté absolument féministe du personnage n'ait pas été plus mis en avant, d'ailleurs. Autant Alcott n'était pas vraiment féministe (le roman après Little Women s'appelle Good Wives...sans commentaire) et pas aussi progressiste qu'on veut nous le faire croire, même si elle avait des idées étonnantes pour son siècles, autant on est 2020 maintenant et il y a MOYEN de faire un film féministe, même avec un roman d'un autre siècle. Mais encore une fois Gerwig ne va pas au bout, tout n'est que surface malgré une très belle scène (le monologue de Jo sur la solitude qui me parle vraiment, sur la difficulté d'avouer que sans renier ses convictions féministes et sa certitude que le bonheur d'une femme ne se trouve pas que dans une relation avec un homme, on aimerait bien trouver quelqu'un quand même) et une interprétation très poignante de Saoirse, qui tout au long du film, colle parfaitement à son personnage. Les rôles de têtes brûlées aux grands rêves de liberté sont décidémment faits pour elle. Il y avait une amorce, des détails distillés (l'éditeur sexiste qui veut que l'héroïne se marie ou meurt dans le cas où elle serait restée célibataire, Jo qui achète les droits de son livre pour garantir qu'elle ne sera pas anarquée par ce troupeau d'hommes qui ne croit pas en elle, la remarque de la tante March à Amy quand elle lui dit qu'elle est le seul espoir d'un bon mariage qui lui reste, le discours d'Amy - très bien joué par Florence - sur le mariage, le fait qu'il y ait une fin ouverte qui suggère que Jo n'a pas épousé Bhaer et s'est occupée de son livre à la place, l'ouverture de l'école mixte....) et comme ça on pourrait croire que le film est féministe, mais non, parce que ce n'est pas assez exploré, pas réfléchi de manière systémique, on dirait juste que Gerwig a voulu coller l'étiquette "je soutiens les droits des femmes" sur son film sans vouloir faire d'efforts derrière, c'est plat, lisse, ça ne pose pas de questions, ne prend pas vraiment parti.

En dehors de ça, Jo est vraiment un personnage très sympa, drôle (quand elle se coupe les cheveux...je meurs), s'énerve contre ses soeurs, bataille avec Amy (leur relation est parfois trop simpliste mais c'est intéressant cette rivalité, sachant que ça arrive souvent entre frangines!). D'ailleurs Amy n'est pas en reste niveau drôleries, dans le temps "passé", elle est hilarante, tellement drama queen et mon dieu quand ELLE FAIT CE MOULAGE DES PIEDS POUR LAURIE ET PLEURE DEVANT SA FENÊTRE c'était trop drôle. Encore une fois, c'est celle à qui l'alternance passé présent sert le plus car on voit vraiment son évolution, de la jeune femme têtue, amourachée et un peu excessive à une femme tout en élégance et raffinement (ELLE EST TELLEMENT BELLE DANS CES ROBES PUTAIN) mais qui n'a rien perdu de sa superbe et de son caractère. Dans le reste du film, je trouve le procédé de retours en arrière assez pénible, on est souvent perdu, certaines scènes se raccrochent mal (d'autres non et ont des transitions, mais un peu trop évidentes avec des personnages dans la même posture ou le même décor), c'est confus, et surtout ça évite souvent à la réalisatrice de complexifier sa narration, c'est un ressort un peu fourre-tout. Pour ce qui est du cast masculin, Louis Garrel joue comme un pied (je l'aime bien d'habitude mais quel échec...cet accent, cet air de merlant frit...tuez moi), le père March n'est visible à l'écran que cinq minutes bien qu'il soit chou, le grand-père de Laurie est touchant (en particulier dans sa relation avec Beth) et Timothée...fait du Timothée Chalamet. Ce n'est pas un mauvais acteur, loin de là, mais j'ai l'impression que son jeu est en décalage avec l'époque, c'est trop moderne? Je trouve que contrairement à tous les autres, il parle comme un gars de maintenant, certaines intonations font vraiment trop actuelles, c'est bizarre. Mais sinon son jeu est plutôt pas mal, particulièrement dans les scènes de tension (la demande en mariage de Jo, la dispute avec Amy) bien qu'il se débrouille bien dans celles plus légères (la scène de repas avec Bhaer dans laquelle il est vraiment amusant). Et puis qu'on l'aime ou pas, il est quand même plutôt charismatique.

Je finirais néanmoins sur une note positive. Je trouve que le film traduit vraiment bien le sentiment de fratrie (de sororité plutôt, ici) et c'est agréable. On a tellement d'histoires avec des relations de famille toxiques et conflictuelles, ça fait plaisir de voir quelque chose de plus apaisé. Objectivement, deux heures c'est trop long pour le propos de Gerwig, mais les March sont tellement attachantes qu'on ne les voit pas passer. En fait, je trouve que Little Women montre bien ce qu'est une famille, beaucoup de cris et de chamailleries mais aussi beaucoup de rires, d'amour et de souvenirs pour l'éternité. C'est parfois difficile à suivre avec ces éclats de voix et paroles qui s'entrecoupent, on ne sait pas toujours où regarder, quoi ou qui écouter pendant les scènes où les quatres soeurs sont ensemble, mais c'est fidèle à la réalité, et ça marche vraiment bien de ce côté. De plus, les quatre actrices ont une véritable alchimie, ce qui rend leur scènes très vives et agréables à contempler. Ces scènes chorales font d'ailleurs partie de mes moments préférés du film. Et bordel, c'est quand même pas dégueu de voir Florence, Eliza, Emma et Saoirse les unes à côtés des autres. Leurs interactions font sourire parfois mais peuvent aussi très émouvantes (je pense à la scène entre Jo et Beth sur la plage qui m'a tiré les larmes!), et j'ai trouvé ce mélange de légèreté et de gravité parfois confus très représentatif de ce que peut être une vraie famille. Coup de coeur aussi pour le plan où elles sont affalées les unes contre les autres (je ne sais pas comment mieux le décrire) sur un fauteuil, il ressemblait à un tableau et la tendresse qui s'en dégageait était jolie à ressentir et à voir. On a envie de vivre avec elles, de partager leur complicité (et leur table, parce que leur bouffe fait bien envie) et de faire partie de cette famille dont Laurie tombe instantanément sous le charme.

Ce sera un 6. Les actrices sont au top (Florence AMOUR DE MA VIE Pugh en tête, même si elle est plus impressionnante dans Lady Macbeth, ou plus récemment, Midsommar) mais Greta Gerwig s'est à mon goût trop reposé sur elles. C'est un film honorable, avec des images charmantes et une énergie communicative, mais ça manque cruellement de punch et d'audace, ce qui l'empêche d'être un film que je retiendrai même si j'ai passé un bon moment.

PS: dans mon coeur Jo est lesbienne et je ne suis pas la seule à le penser, cf cet article
https://www.buzzfeednews.com/article/shannonkeating/little-women-greta-gerwig-saoirse-ronan-jo-march-queer

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