Trois destins.

Avis sur Les Princes de la ville

Avatar Boubakar
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Dans la cinéphilie, il faut savoir reconnaitre ses torts, car rien n'est gravé dans le marbre. Donc oui, je confesse mes torts sur Taylor Hackford, que je prenais juste pour un bon yes-man avec des films passe-partout. Mais rien ne m'avait préparé à ce choc qu'est Les princes de la ville.

C'est la destinée de trois cousins, liés par le sang, dans Le Los Angeles des années 1970, sur une durée de plus dix ans ; l'un des trois est un métis, de père américain et de mère mexicaine, mais il sent qu'il est un Latino au fond de lui, le suivant va devenir un policier infiltré quand le dernier sera un peintre obnubilé par ses démons.
Il y a quelque chose de l'ordre de la fresque qui se déroule durant les 3 heures, car c'est non seulement ces hommes qu'on suit, mais aussi la montée en puissance des gangs de L.A. et la vie carcérale qui n'est pas un long fleuve tranquille. C'est même assez dur avec énormément de violence, de la nudité (masculine), quelque chose chose qui semble avait fait avec le moins de concessions possibles. Du coup, je me demande comment Disney, via sa filiale Hollywood Pictures, a pu lâcher 35 millions de dollars sur un film de 3 heures avec des acteurs tous inconnus à l'époque ?

Les 3 heures passent à une vitesse fulgurante, tellement la narration nous happe en mêlant les destins de ces trois cousins, pour le meilleur et pour le pire. A ce titre, il faut souligner la prestation formidable des acteurs, dont on reverra certains d'entre eux dans les séries Oz et The Wire, même s'il est amusant de noter que Benjamin Bratt, qui joue le jeune homme qui va devenir flic, a des faux airs de Cristiano Ronaldo ! On croise Danny Trejo, Billy Bob Thornton, ou encore Ving Rhames qui incarnent des détenus.
En 1993, Les princes de la ville est passé comme un OVNI, mais il aurait plus eu sa place de nos jours sous forme d'une série télé, de par l'histoire des trois cousins, et ce qu'ils deviennent par la suite.

Il y a quelques bizarreries qui restent comme le choix de tourner le film au format 1:66, mais c'est un film qui m'a complètement cueilli, d'une très grande ambition, et qui se révèle être comme l'accident de la carrière de Taylor Hackford.

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