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Locke est le troisième film que je regarde de Tom Hardy après The Dark Knight Rises et Mad Max Fury Road. Sa plus grande visibilité cinématographique due aux blockbusters qu’il commence à enchainer participe à la mise en lumière de son talent. En effet, ce film arrive à montrer une autre facette du jeu d’acteur d’Hardy, oubliés les grognements et la voix modifiée, place à un jeu assez sobre. Durant une heure et demie, on assiste à un bouleversement dans la vie du personnage principal. Locke essayant tant bien que mal d’étayer la tour de Babel qu’il est en train de construire tout en essayant de ne pas réitérer les erreurs passées de son paternel.

On vit l’histoire à travers les nombreux appels que reçoit Locke. Fil conducteur, les nombreux coups de téléphone qu’il reçoit le maintiennent au courant de la situation qui se déroule en direct. Sa sphère familiale et de travail subissent de plein fouet les conséquences d’une aventure d’un soir. Locke, personnage décrit comme calme et droit va prendre ses responsabilités pour ne pas répéter les mêmes erreurs de la figure patriarcale, absente lors de sa jeunesse. Tout au long de l’histoire et malgré les désagréments rencontrés, il ne laissera pas ses émotions le submerger, gardant en tête sa ligne de conduite au propre comme au figuré. Notons le fait qu’il n’y a qu’une unité de lieu, la voiture, additionnée à l’atmosphère protectrice et intimiste de la nuit, cela participe à créer une ambiance envoûtante enveloppant le spectateur dans une zone de confort le laissant ainsi se bercer par cette lancinante et fascinante course. En ce sens, le fait que le film se déroule quasiment en temps réel est assez exceptionnel. Cela apporte une plus grande clarification des faits énoncés tout en laissant le film se poser encore plus lourdement sur les épaules de Tom Hardy.

L’esthétisme est assez singulier dans Locke, l’action se déroulant intégralement de nuit ajoutant ainsi une sensation d’avancer vers l’inconnu. Le fait que le huis-clos soit toujours en mouvement ajoute un certain dynamisme et permet de garder le spectateur captivé par « l’action ». Les différents angles de caméra pris à l’intérieur de l’habitacle de la voiture traduisent une volonté d’immiscer le spectateur au plus près du héros et de scruter la moindre expression du visage d’Ivan Locke. Les lumières tamisées de la route plongent l’ensemble dans une ambiance hypnotique, fascinante qui nous pousse à rester jusqu’au bout.

Locke est un film original. Huis-clos tout en mouvement, la mise en scène s'en retrouve retenu par le caractère exiguë de la voiture et laisse tout loisir à Hardy de se mettre en avant par son calme et son self contrôle face à l'impuissance de sa situation alors qu'il est percuté de plein fouet par une volée d'événements inattendus.

Jokalex
7
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