👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

"What is your ultimate fantasy ?..."

Au cœur de toutes les controverses, Love a le mérite fascinant de poser son parti-pris frontal au carrefour de son récit et de sa forme. Au bout de deux heures lancinantes et électriques, un seul motif restera cohérent : l'œil. Sur des airs musicaux de John Carpenter, maître de la caméra "présence", ce thriller amoureux guindé de moultes galipettes fusionne avec le regard de son protagoniste principal, jeune cinéaste égocentrique et naïf qui rêve d'un film fait de larmes, de sang et de sperme, naviguant en capitaine abandonné dans ses souvenirs avec son ex-compagne : Noé plonge brièvement chaque cut du film dans le noir, tel un clignement d'œil, mécanisme subjectif perturbant mais essentiel à la palpable mélancolie carmin qui suinte du métrage, jouant sur le rapport des images, la confrontation des temporalités, l'inhérente douleur du souvenir. Le jeu perfectible des acteurs, la multiplicité vertigineuse des scènes de sexe ou la tendance à l'auto-référence n'arrivent jamais vraiment à perturber le fonctionnement du drame intime qu'est avant tout Love, découvrant frontalement les corps pour progressivement construire la puissance charnelle du dernier plan, conclusion écarlate d'un toxique cauchemar éveillé.

MaximeMichaut
7
Écrit par

il y a 6 ans

3 j'aime

Love
Teklow13
3
Love

Love on the bite

J’espérais enfin voir un film de Noé qui ne serait pas, ou en tout cas qui serait moins, prétentieux et moins neuneu, ce n'est pas encore ça, Love est prétentieux et neuneu. Prétentieux car d’emblée...

Lire la critique

il y a 7 ans

131 j'aime

1

Love
Kenshin
1
Love

Onanisme Ostentatoire.

J'ai la rage mon pote, j'ai trop la rage. A chaque fois que je pense qu'il y en a un qui va sortir le porno de son vase clos, qui va nous offrir un film honnête avec des bêtes de scènes de sexe,...

Lire la critique

il y a 7 ans

126 j'aime

121

Love
mymp
6
Love

Les histoires d'amour séminal, en général

À grands renforts de promo provocatrice (des affiches plus qu’explicites), de buzz et scandale cannois très rapidement atomisés (par la presse et le public), de simulé or not simulé, de vaines...

Lire la critique

il y a 7 ans

96 j'aime

15

Un homme idéal
MaximeMichaut
5

"Le sable était noir..."

À l'image de son titre fraudeur, Un Homme Idéal patine prévisiblement sur ses ambitions de thriller référentiel, mésaventure romantique d'un plagiaire glissant sur la pente rocambolesque du crime...

Lire la critique

il y a 7 ans

20 j'aime

The Homesman
MaximeMichaut
8
The Homesman

Critique de The Homesman par MaximeMichaut

THE HOMESMAN est un sublime western empli de folie douce, où Tommy Lee Jones encre son talent de metteur en scène en brouillant avec talent les limites entre réalisme et fantastique, âpreté et...

Lire la critique

il y a 8 ans

15 j'aime

Baby Driver
MaximeMichaut
8
Baby Driver

Des promesses à tenir et des miles à parcourir avant de revivre

Fraîchement rejeté du projet Ant-Man par l'écurie Marvel, Edgar Wright s'est lové dans l'un de ses amours majeurs de cinéma, The Driver de Walter Hill, pour enfin donner naissance à un projet vieux...

Lire la critique

il y a 5 ans

13 j'aime