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Ma femme s'appelle reviens par Incertitudes

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Tourné un an après Viens chez moi, j'habite chez une copine, Ma femme s'appelle reviens garde le tandem des Bronzés (Leconte à la caméra, Blanc au scénario) mais perd le côté politique, sociologique de Viens chez moi...

Il n'est nul question du chômage ici ou des problèmes de logement. Tous les personnages sont correctement insérés dans la société. Bernard n'est pas un looser même s'il se fait d'entrée plaquer par sa copine. Il est médecin et a même des vues sur une photographe et une lycéenne.

Il a de la chance Michel Blanc. Si avec son physique peu avantageux au début des années 80, il pouvait se payer le luxe d'avoir le choix entre deux jolies femmes, en 2015 dans une société où on voue un culte à l'apparence, au superficiel, à l'immédiateté, peu probable qu'il y parviendrait aujourd'hui. Etait-on beaucoup plus tolérant à l'époque ? Plus insouciant ? Se souciait-on moins du physique ? Pensait-on un peu plus que la richesse d'une personne allait au-delà du visage, de la taille ou du poids ? N'ayant pas connu cette période, je pose la question.

Cette comédie de boulevard est donc peut-être un brin désuète. Ce qui en fait son charme. Et puis, Michel Blanc a un sens du dialogue qu'il a pu exercer à plein à cette époque (Viens chez moi, j'habite chez une copine, Ma femme s'appelle reviens, Marche à l'ombre, Les Spécialistes entre 1981 et 1985) et que peu de scénaristes/dialoguistes possèdent.

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