fille de la cigale et de la fourmi

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Avatar Tara Mollet
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Dans un village reculé en Sardaigne, Tina, mère courage, une bûcheuse à la tendresse étouffante élève Vittoria, une fillette sage et timide. Un jour, Vittoria rencontre Angelica. Angelica boit, danse, couche, n'a pas peur du vide vertigineux des montagnes sarde. Vittoria se sent attirée vers Angelica, voyant en elle un modèle émancipateur, sous le regard inquiet de Tina soudainement destituée de son rôle de mère.
Un secret unit les deux femme contraires autour de Vittoria. Ce secret (qui est la véritable mère de Vittoria ? ) se devine assez vite. L'histoire interroge les liens de filiation qui unissent les deux femmes, une cigale et une fourmi, à l'enfant.

La réalisatrice, Laura Bispuri, fait le portrait de ces trois personnages féminins, sans préférence pour l'une ou l'autre. On comprend Tina, sa peur d'être délaissée, comme on est avec Angelica qui a besoin de liberté pour respirer. On comprend cette pré adolescente à la recherche de bonne-marraine-la fée pour ne plus avoir peur. Cependant, j'aurai aimé être davantage avec elles, me sentant parfois éloignée de leurs regards et des actions par l'utilisation récurrente de plan large. Le temps peut être long, malgré le jeu incarné des actrices, Valeria Golino, Alba Rohrwacher et Sara Casu.
Le décor est âpre, rocailleux, donnant un bel aspect sauvage à l'enfant et aux deux mères qui, malgré leurs différences, ont en commun le besoin vital d'aimer et de transmettre.

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