Nombrilisme quand tu nous tiens.

Avis sur Ma vie avec John F. Donovan

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Malgré une belle réalisation, Xavier Dolan nous fait encore la démonstration de son égo démesuré. Ici, il se raconte à nouveau.

Ruper est un enfant surdoué, avec un imaginaire « hors norme » (Xavier Dolan himself ?). Il fait, bien sûr, la différence à l’école et à la maison.
Dès son plus jeune âge, il décide qu’il sera acteur et il le fait savoir. A 10 ans à peine, il entretient par courrier une correspondance avec son idole, John F. Donovan, le comédien à succès d’un Sitcom plutôt bas de gamme.

Mais le gamin est comme obsédé. Cet échange lui donne de l’importance, peut-être pour remplacer un père inexistant. Peu importe car on s’en fout royalement. C’est à l’âge adulte qu’il raconte son histoire à travers un livre. Il est interviewé, à cette occasion, par une journaliste brillante.
Agacée au début (et on l’a comprend) car l’article ne lui était pas destiné puis envoutée par cette histoire pourtant bien anodine. Ruper adulte est dénué de charisme.

Voilà l’histoire, un scénario sans importance, ni profondeur avec immanquablement des effets de manche. Je remarque, ceci-dit, sa manière exceptionnelle de dessiner et de filmer les portraits de femme. Susan Sarandon (comme Nathalie Baye dans le film précédent) est envoutante, tour a tour tendre et venimeuse.

Que veut nous dénoncer Dolan? Une relation tordue mère-fils ? L’homophobie latente à Hollywood ? Son amour pour le cinéma? Le message est brouillé et le film n’en finit pas.
Dolan fait encore du Dolan, il semble s’aimer de plus en plus et ses tourments finissent par nous lasser.

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