Il est libre Max !

Avis sur Mad Max 2 : Le Défi

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Max est désormais solitaire avec son chien, un très beau Bouvier Australien. Il parcourt les routes cherchant désespérément de l'essence pour alimenter son gros bolide et tombe sur un drôle de personnage qu'on appelle Gyro. Lui se camoufle dans la terre sèche, à comme arme de défense des serpents et une arbalète, son look est impayable. Il pilote un autogire. C'est captivant d'une scène ci pauvre en terme d'élément peut être tellement riche visuellement avec ces couleurs chaudes et d'interprétations exellentes. Après avoir pris connaissance qu'une raffinerie est en activité, Max et son prisonnier Gyro s'y rendent...
L'attente et l'observation de Max, mangeant de la pâtée pour chiens, ce fait sur de nombreuses heures. Ils dorment à la belle étoile, d'un chien tranquille et heureux, d'un Gyro désespéré.
les mouvements et bruits de fond des véhicules ajoutant la petite touche du gyrophare donne une ambiance lointaine et étouffée. Le silence des mots sont les mimes de chaque discution et chaque geste, chaque personnage est concerné visuellement, jusqu'aux pompes qui s'activent sans cesse. Le fait qu'une agression est à proximité donne une telle confusion dans l'observation... Puis, il y a l'humanité de Gyro montrant une telle déception de voir le couple agressé.
Cette mise en scène d'observation dans son ensemble est tout simplement un coup de maître dans le contrôle des éléments et la maîtrise de l'environnement....

Gyro : voilà ! Voilà le chantier. J'suis resté quatres jours planqué là, avec mes p'tits serpents. Je jouais au Mahjong. Je buvais du thé. J'observais, je réfléchissais, sur un moyen de pénétrer la dedans et prendre l'essence. Et je les entendais pomper, jour et nuit. Tchocang ! Tchocang ! Tchocang ! Tchocang ! Des tonnes de carbu... Pour tous usages. Générateurs, lumières, tout ce qu'on veut. Et ils ont bien l'intention de le garder pour eux. Ils sont Trente planqués là ! Arbalètes, lances flammes, couteaux, haches ! Alors, j'ai pensé que mes bestioles et moi, ils voudraient pas de nous. Puis cette chienlit est arrivé. Comme des moustiques sur une flamme, ils tournent, ils attaquent. Ils retournent et attaquent encore... Comme des fourmis ivres rendues folles par l'odeur de l'essence. La citerne, c'est là qu'elle est stockée. Des milliers et des milliers de litres autant que tu en veux. Si quelqu'un peut pénétrer la dedans, c'est bien toi.

Après avoir pénétré dans la raffinerie, Max à affaires au clan des fuyards. La femme guerrière, l'enfant sauvage qui montre une force de la nature en devenir, Pappagallo chef du clan, la future copine du pilote de l'autogire incarnée par Arkie whiteley... Les tenues sont magnifiques, les personnages sont diversifiés mais tellement en phase les uns les autres alors, que pour certaines, leurs apparitions sont assez brèves mais pourtant tellement présentes.
Arrive ensuite la horde de véhicules au Complet. Le seigneur Humungus, à la tête des pirates de la route, exprime par sa voix la crainte et la fureur à venir, pourtant raisonnable à donner un délai de réflexion au clan de Pappagallo. Le plan d'ensemble est fascinant. Quelle claque visuelle !
Plusieurs moments sont incroyables, comme L'enfant sauvage, comme un renard utilisant son terrier, rentre et sort de la raffinerie à bon escient et qui mène à ce moment inoubliable de lancer son boomerang meurtrier, laissant une rage folle à l'homme à la crête rouge, Wez... Aussi, cette fin complètement barge, d'une poursuite suicidaire d'un quart d'heure au moins qui ce fini par une collision faisant une pierre deux coups pour Max. hallucinant !
Mais d'autres sont assez cocasses impulsé souvent par la personnalité de Gyro, comme ce passage improbable que son autogire pique du nez, en plein vol, et se plante dans le sol, avant de réapparaître plus tard sans être blessé... Puis Humungus, qui garde Wez en chaîne pour cause de sa désobéissance, avant de relâcher le fauve enragé...

C'est dommage que l'enfant sauvage est à l'origine de la voix-off alors qu'il ne parlait pas, il grognait, et qu'il incarnait l'enfant des cavernes qui donnait un personnage tellement mystérieux. Que la femme guerrière succombe. Elle m'a captivé vêtu de blanc, avec son arc et son poignard. Tellement discrète, pourtant si présente, elle échange très peu avec Max, pourtant, par son rôle de guerrière, elle sera présente pour cette mission suicide. Tellement loin l'un de l'autre, pourtant tellement proche de leurs sacrifices mutuels.
Puis le chien de Max qui lui aussi meurt. Pourtant, c'est intéressant en réalisation de se concentrer sur un pirate de la route qui utilise son arbalète pour neutraliser le chien laissant simplement le couinement exprimant qu'il est touché, contrairement à d'autres films qui, trop souvent, montre l'animal abattu comme une preuve de sa mise à mort. J'ai adoré la scène dans la voiture, il tient un os dans la gueule relié à une ficelle qui peut faire pression sur la gâchette du fusil pointé sur Gyro alors qu'un mignon lapinou gambade dehors... J'aurais accepté qu'il soit blessé, mais sa mort entache indéniablement le film.

Ce film est grand par la maîtrise technique, les tenues et bolides... Puis une légèreté qui ne choque pas, on rentre tout simplement dans le minimalisme tellement riche, c'est comme la démesure assumée dans le genre post-apocalyptique où rien ne choque, puisqu'il n'y a plus de limite dans ce genre de monde et que tout est permis...
Malgré que j'ai aimé certains aspects et les tragiques événements frappant Max dans le premier Mad Max, je trouvais un certain manque de maîtrise dans certaines séquences, sachant en plus qu'on était encore dans un semblant de normalité de la société. Ici, tout est anarchique et rien ne choque. Celui-ci surclasse complètement le précédent. 18/20

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