Beaucoup de bruit pour hein tu connais

Avis sur Mad Max - Fury Road

Avatar Olivier Antoine
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En 2015 sortait ce Fury road, agacé par l'unanimité dithyrambique des spectateurs là où je ne voyais, via la bande annonce, qu'une course poursuite creuse et hypée de 2h, il m'était alors évident que je ne verrai pas ce film. 5 ans plus tard, boh pourquoi pas, si c'est aussi fun qu'on me l'a vendu ça peut être sympa...
Et bien, le voici donc ce film tant vanté pour son excès et sa démesure, pour sa folie. Qu'est-ce qu'on s'emmerde quand même. Passée la première demi-heure où le film a donné tout ce qu'il avait en matière de visions baroques (des mecs martelant des tambours au cul d'un camion et un guitariste allumé sur son capot. Avec une guitare qui crache du feu. Pinder quoi), il ne se passe plus grand chose. Cette première demi-heure m'a toutefois fait sourire, voire rire, le parti pris de l'excès fonctionne... mais pas sur 2h. D'autant qu'il s'agit d'un excès digne du cirque, on satisfait le spectateur en lui balançant des images improbables, surprenantes, on en donne pour son argent au consommateur mais on ne le dérange surtout pas. Car ce Fury road est très convenable, très sage, très moral.
Pas de scénario, bon ok ça je comprends, l'idée étant de proposer un trip visuel démentiel, ébouriffant, une claque graphique menée à train d'enfer. Sauf que c'est pas le cas. Au bout d'un moment, en fait quand y'a les premiers mecs accrochés aux perches qui se balancent, il devient très visible que le film exploite très consciemment un gimmick et on se dit "pfff, oui bon... on a compris...". C'est-à-dire que ça devient redondant. En fait y'a l'idée de l'excès, de la folie, mais l'idée seulement, et assez superficielle en fait: y'a rien de fou. Houlala des gars peinturlurés, avec des masques têtes de mort houlala. Houlala. Lala.
Ajouté à ça que pourquoi mad max? Le mec il est là, ce serait ma tante ce serait pareil.
Puis j'ai pas trouvé les scènes d'action particulièrement lisibles, c'est assez confus...
Et le monde post-apo il est où?
Et puis même, même pour l'argument du trip déjanté, cette pauvreté de scénario, à moins de prendre le public pour des veaux (ce qu'ils sont), c'est difficile à comprendre. Hein? Ha oui, l'argent. Et ça marche vos conneries? Oui? ...Et ben... ben profitez en hein, qu'est-ce vous voulez qu'je vous dise moi..

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