Post-Coppola vs Post-Allen

Avis sur Mafia Blues

Avatar Eric Pokespagne
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Le rire habituellement intelligent et subtil de Ramis tourne un peu à vide dans ce "Mafia Blues", de plaisante facture certes, mais qui souffre de l'incapacité totale - et paradoxale - dont témoigne Robert De Niro (soit une fausse bonne idée de casting, De Niro amenant avec lui son lourd passé de personnages mafieux) à être crédible en parrain diminué. Dommage, car on voit bien comment, à partir d'un amas de conventions usées jusqu'à la corde (la mafia italo-américaine post-Coppola, donc, et son défilé de trognes, mais aussi le psychiatre un peu falot post-Woody Allen), Harold Ramis travaille tout en finesse à retrouver de l'inattendu et de la fantaisie, et sauver (presque) son film de situations de theâtre de boulevard et de dialogues à l'efficacité mécanique...
[Critique écrite en 1999]

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