Manic Pixie Dream Girl - Sophie, casse-toi avec le playboy!

Avis sur Magic in the Moonlight

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Je suis allée voir ce film sans attente particulière, je sais que Woody Allen est un réalisateur vieillissant qui ne nous offrira plus de Zelig ou de Harry dans tous ces états. Mais quand même. Woody Allen a bâclé ce film, de toutes les manières possibles. Je suis surement très dure dans cette critique, mais je suis un peu exaspérée.

Le scénario est écrit à la va-vite, et est une réécriture de TOUJOURS la même histoire, encore et encore. Un homme vieillissant, désabusé et misanthrope rencontre une jeune femme qui a souvent l'age d'être sa fille, mignonne, un peu sotte (oh elle ne sait pas prononcer "Nietzsche" c'est charmant) et plein d'optimisme. Celle-ci tombe amoureuse de ce vieux bougon alors que lui-même ne fait que l'insulter (so romantic).
Ce film est un mélange entre le charme suranné de Midnight in Paris et le scénario de Whatever Works. Sauf que le mélange ne passe pas.

Au fond, Woody Allen fantasme. Colin Firth, très bon acteur au fond, ici un peu médiocre, est un pseudo-Woody Allen, qui s'imagine être l'objet de désir d'une Emma Stone charmante. Et qu'on ne me parle pas de sublimation de l'art de ce fantasme, ce n'est pas le cas. Le montage est bâclé, les dialogues artificiels, la musique est répétitive. Mais le scénario est tellement peu crédible que je suis sortie, en tant que jeune fille optimiste, prise en otage.

Woody Allen nous croit si sotte que l'on préférerait un vieux mec déprimant qui nous insulte à un riche millionaire qui nous chanterait des sérénades avec un ukulélé? Vas-y Sophie, casse-toi avec le playboy!
Ce qui est intéressant, c'est que la scène de la demande en mariage me fait penser à celle de Pride & Prejudice, où Mr Darcy, joué par Colin Firth, déclare son amour "malgré (sa) raison", mais là, pas très curieusement, Elisabeth Bennett refuse, parce qu'elle a son amour propre, bon sang!

Quand il s'agit d'un sens philosophique à ce film, c'est digne d'un skyblog de jeune adolescent, mais prononcé avec l'accent anglais de Colin Firth : "You're born, you commit no crime, and then you're sentenced to death." Groundbreaking.

Le seul point agréable, c'est les vêtements et la Provence. Et la photo, de très belles cartes postales.

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