The Future Is Now

Avis sur Matrix

Avatar Gothic
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[SP01LER ALERT]

Matrix, c'est l'histoire d'Anderson (à ne pas confondre avec celui qui chante "Dreams are my reality", là c'est un autre dude, c'est dommage d'ailleurs, il aurait tout à fait sa place dans la BO), un geek beau gosse mais un peu raide qui exerce un boulot de merde entre deux sessions de piratage en tout genre. Un jour, Raël, qui a vraiment abusé de l'autobronzant, et qui vient de terminer le visionnage de la dernière saison de "Nouvelle Star", convoque ce disciple en devenir et au coin du feu, lui propose au choix un Lexomil ou un comprimé de LSD histoire de le décoincer un peu du derrière. Rapidement, on apprend que notre héros sous influence se fait également appeler "Neo", parce qu'il a toujours voulu posséder une Neo Geo. N’ayant pas de sidekick nommé "Geo", il fut contraint de trouver une autre excuse. Il finit par se dire que "Neo" ça claque quand même plus que "Thomas" (NB: je n'ai rien contre ce prénom, pas au point de poignarder quiconque porterait ce petit nom en tout cas), et il tombe alors dans les bras de Morpheus, qui l'emmène dans les égouts afin de lui présenter sa fine équipe. Enchanté d'avoir un petit nouveau à envoyer au casse-pipe sous son aile, les intentions du "père colateur" sont en fait bien plus sombres. Du genre apocalyptiques et steampunk. C'est bien connu, une sciatique d'apparence banale cache toujours un sauveur de conflit d'envergure mondiale.

Révélation: le monde tel qu'Anderson le connait est un conte, l'humanité est asservie par les machines, qu'on se le dise. Neo a beau estimer qu'être dirigé par un bout de ferraille c'est un peu fort de café, il prend tout de même un sérieux coup à la cafetière. Tandis que peu d'informations filtrent alors que l'heure du Nespresso Dernier approche, Morpheus persiste et martèle: "LIBERTEEEEEE !" Tel un William Wallace qui aurait encore la tête sur les épaules, le Capitaine du Nebuchadnezzar rêve d'un monde où l'Homme retrouverait sa place, il décide donc d'enseigner tout un tas de trucs, comme le Kung Fu ou encore l'utilisation des armes à feu à son nouvel élève, qui apprend décidément très vite, et notre gourou à lunettes de soleil intégrées finit promptement par l'introniser Dieu. Et qui dit "prophète" ou "Dieu" dit "Judas", mais je n'en dévoilerai point davantage, si ce n'est que le traître est encore et toujours moustachu (ordure !). Alors que Neo pavane fièrement en évitant les balles tellement vite qu'on croirait un ralenti, il assume son nouveau job de divinité à plein temps histoire d'épater une pimpante Trinity option full cuir mais aux petites doudounes quand même. Morpheus finit par avoir des embrouilles et donc son dernier joujou omnipotent va se lancer dans du cassage de programme malveillant, d'un elfe drag queen en costard en particulier. Un sauvetage de mentor mal en point plus tard, Morfléus peut enfin se reposer et Neo finir le job en levant la donzelle (full cuir, je le répète !) au passage.

Voilà pour le court résumé…pfiou ! Je sais pas ce qu’on m’a filé, mais c’était fort. J’aurais peut-être mieux fait de prendre la pilule bleue !

Tandis que les plus grands producteurs français réfléchissent encore à un remake aussi soigné visuellement avec Gérard Deparefeu et Sandrine Binaire dans les rôles principaux, chez les frères Wachowski, un constat s'impose: quand on fait de la SF, Oracle les fonds de tiroirs.

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