L’œuvre dionysiaque de Kechiche

Avis sur Mektoub, My Love : Canto uno

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Premier volet de son diptyque tiré du roman La Blessure, la vraie de François Bégaudeau, Mektoub, my love : Canto Uno d’Abdellatif Kechiche raconte les vacances d’été d’un groupe de jeunes à Sète dans le Sud de la France en 1994. Les journées se déroulent aux rythmes des rencontres faites en journée, généralement sur la plage, et se prolongeant jusqu’à tard dans la nuit. Les lieux des rencontres changent très peu – les jeunes ont leur habitude bien ancrée, mais certains visages passent tandis que d’autres restent ou reviennent le jour d’après.

C’est le lot de tous les étés quand on a la vingtaine. Tout cela paraît très cyclique, ritualisé et ludique, comme une ritournelle qui ne s’arrêterait jamais, du moins tant que l’été ou bien Kechiche ne viennent l’interrompre. Le film dure trois heures, il pourrait en durer dix, tant le naturalisme de Kechiche ne se limite à aucune « taille de film », à aucune dimension standardisée ; il est pour ainsi dire hors norme, à l’image de ses personnages hauts en couleur. C’est son côté expérimental, jusqu’au-boutisme, quitte à épuiser son spectateur autant que ses comédiens. Mais c’est un cinéma qui reste profondément populaire filmant des gens simples, normaux, dans leur quotidien et dans leur plus simple appareil. Mais pour une fois, il aime tous ses personnages et ils sont nombreux, très nombreux.

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