La brebis c'est trop ma copine

Avis sur Mektoub, My Love : Canto uno

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Dylan, 20 ans, Hénin-Beaumont, nous fait part de sa critique du film d’Abdellatif Kechiche :
« Mekteub, my loche, conto uno, t’y as vu, c’est un film trop bô. C’est un film de 1994, mais les gens qu’ils avaient mon âge en 1994, maintenant ils sont tous vieux, mais déjà à l’époque ils disaient « ah ouais », ils disaient « genre » aussi, et c’est comme aujourd’hui mais en moins frais. Ils disaient « tranquille ».
Donc le film, c’est l’histoire d’Amir, t’y as vu, il est tunisien au bord de la mer, mais du bon côté, du côté français. Et Amir, il aurait bien envie de conclure tranquille, mais genre, toutes les nanas qu’il croise, elles sont super bonasses, elles ont des loches qui t’avalent la bite, et des arrière-trains qui sont trop bien filmés, dans de proportions bibliques, des couleurs chatoibranlantes, et on sent que le réalisateur, il aime tellement le corps des femmes qu’un vieux porno trash des années 70, à côté de son film, c’est un modèle de pudeur. Trop bien.
Bon, le problème d’Amir, c’est que tous les mecs autour de lui, ils pensent qu’à tremper leur nouille (alors qu’Amir, non, il pense qu’à photographier des femmes nues – du coup, t’y as vu, il surplombe, non genre comment qu’on dit, il sublimifie. Comme il trouve pas de grosses loches à filmer (contrairement à Abdel), eh ben il va dans une bergerie, normal c’est Amir, t’y as vu, et il photographie une brebis en train de pondre, et alors il est trop content), et autour d’Amir, genre, y’a des mecs qui trempent leur nouille et des meufs, tranquille. C’est-à-dire, la meuf, c’est juste là pour remuer son gros cul dans des boîtes de nuit, et ouvrir les cuisses pour dire à la nouille du mec, oh oui chéri, tu l’as très grosse tu me fais bien plaisir. Et ensuite Amir il repart avec Charlotte, mais ça va, tranquille, il risque rien parce qu’en fait, depuis le début du film, on sait qu’elle est frigide. Alors Amir, il aura toujours la brebis – ah fallait pas, le dire ? merde, j’ai dû spoiler le conto deux.
En tout cas, Abdellatif Kechiche, c’est vraiment un réalisateur qui gagnerait rien à se faire émasculer. A part commencer à faire des films chiants. »

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