Le Chien de guerre

Avis sur Mesrine : 1ère Partie - L'Instinct de mort

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Retour en France après l'expérience du remake américain de l'Assaut de John Carpenter et projet très ambitieux pour l'ex-banlieusard Jean-François Richet qui signe en 2008 un impressionnant diptyque sur la vie (et la mort) du célèbre gangster Jacques Mesrine. Ennemi public numéro un dans les années 70, centre d'intérêt de la presse française, braqueur gentleman et évadé de prisons multirécidiviste, Mesrine fut une figure du grand banditisme national.

Et si un premier film réalisé en 1984 par André Génovès (avec Nicolas Silberg dans le rôle-titre) fut sympathique mais quelque peu oublié des mémoires, ce nouveau long-métrage bénéficie quant à lui d'un budget conséquent, d'un casting de taille mais surtout de deux parties, idéales voire nécessaires pour pleinement étayer les grandes lignes de ce gangster hors du commun à la vie bien remplie. Nous découvrons donc à travers ce premier épisode comment cet ancien soldat patriote est passé d'une simple petite frappe amateur de larcins bénins à un criminel endurci et une célébrité nationale.

Le film de Richet explore donc le passé de Mesrine, ses débuts et son ascension mais surtout pourquoi son comportement a brutalement changé, passant d'un fils aimant à un mauvais garçon violent et sans retenue. Dans le rôle principal, Vincent Cassel crève l'écran, complètement habité par son personnage complexe, envahissant l'image de par sa présence aussi attachante qu'effrayante aux côtés d'une galerie de protagonistes secondaires plus ou moins importants, certains étant hélas peu impliqués dans l'histoire.

Nous découvrons donc son premier véritable boss (Gérard Depardieu, impérial), ses premiers acolytes (Gilles Lellouche et Samuel Le Bihan, transparents), son premier amour (Elena Anaya, parfaite), son deuxième (Cécile de France) qui l'accompagnera dans cette tourmente infernale, son compagnon de fortune québécois Jean-Paul Mercier (Roy Dupuis, sobre mais efficace) sans oublier celui qui le traquera sans relâche : l'inspecteur Broussard (Olivier Gourmet, magistral). Une palette d'acteurs confirmés pour une première partie impressionnante de fluidité, de réalisme et d'efficacité, à la fois violente et touchante dont on attend impatiemment le bouquet final.

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