Bon sang, je VEUX un film avec Tom Cruise et Jackie Chan !

Avis sur Mission : Impossible - Rogue Nation

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Voilà. Plus qu'à attendre l'épisode 6 qui devrait être réalisé, à nouveau, par Christopher McQuarrie si les producteurs ne changent pas d'avis (comme c'est souvent le cas pour ce genre de projet). J'aime bien ce réalisateur-là, mais vu la qualité des précédents volets, j'avoue que j'étais plus qu'anxieux à l'idée de voir ce "Rogue Nation". Et bien ça passe. Pour moi, ce volet est inférieur à celui de Jon Woo, mais supérieur aux autres. Ainsi donc je classe les films de la sorte, du meilleur au pire : 2 (7/10), 5 (6/10), 1 (6/10), 4 (4/10), 3 (4/10).

Le scénario est dans un premier temps ultra simpliste. Le côté espionnage est mis de côté, du moins en ce qui concerne l'intrigue, et on garde le côté agent double juste pour dire que... On enchaîne donc les scènes d'action avec rythme pendant 1h20, après quoi, vient la déception. C'est le même problème que pour Woo en fait : il fallait caser une intrigue d'espionnage, du coup, on nous sort des plans chiants et surtout des retournements de situation vaseux. Woo avait installé cette partie ennuyante dans la première moitié de son film, McQuarrie l'installe dans sa seconde moitié.

N'empêche que, si le film s'était terminé après 1h20, on aurait eu là un beau petit film d'action, tant le spectaculaire y est bien dosé. Les scénaristes décident de partir dans une veine un peu plus délirante, pas autant que John Woo, mais assez pour permettre du beau spectacle. En plus, les auteurs approfondissent bien chaque situation, on n'a donc pas l'impression que c'est trop facile et puis on ne voyage pas trop comparé aux James Bond et au précédent volet de "M:I".

Par exemple la scène à l'opéra est vraiment grandiose, tout d'un coup on sent que la mission est difficile et le plan des méchants n'est pas idiot. Les résolutions comme les conflits viennent de manière logique. Ensuite il y a cette séquence d'infiltration : j'ai cru que j'allais déjà être déçu car on allait y retrouver les ingrédients habituels de cette saga, c'est-à-dire un plan bidon qui aurait pu être n'importe quoi d'autre. Le bon point, c'est que les auteurs ne s'attardent pas sur le plan : c'est vite élaboré, on sait que tout va bien se passer malgré les difficultés annoncées et puis... petit grain de sel imprévu qui rend la tâche plus ardue et donc plus intéressante. Et là on prend son pied. Non pas parce qu'il s'agit d'un plan qui se déroule mal mais parce que le personnage rencontre simplement des conflits, des vrais.

Les personnages sont à peine satisfaisant. Mais ce qui est bien, c'est que malgré le grand nombre de personnages, on ne se sent pas trop submergé (c'est un problème récurrent dans les franchises actuelles : on a trop de gentils et trop de méchants) ; ainsi donc, la première moitié met principalement en vedette Ethan et Benji, promu au rôle de side-kick marrant (et ça marche bien) ; les autres personnages prennent un peu plus de place par la suite (malheureusement), mais n'étouffent pas pour autant la narration. Comme dans le troisième épisode, les auteurs frôlent une idée intéressante (dans le film de Abrams, c'était l'idée qu'un type de ce genre puisse avoir une famille) : comment faire la différence entre le devoir et le besoin personnel ? Ethan Hunt paraît comme obnubilé par cette traque, un personnage craint que ce soit plus par fierté que par devoir envers le pays. Dommage que ce soit juste dit et pas approfondi, cela aurait permis de rendre le personnage plus vivant.

La mise en scène n'est pas dégueux. Le début laisse présager le pire pourtant : premier combat surdécoupé (chaque geste vaut un plan) et puis il y a cette curieuse technique de montage qui donne l'impression qu'on a retiré une image à chaque impact. C'est bizarre, ça ne fonctionne que rarement. Mais il y a pire comme effet de style. Il y a quelques bonnes idées au niveau de l'angle de vue adopté, l'action est souvent lisible.

Le gros bémol, ce sont les CGI horribles. La scène sous l'eau, bien que lisible et intéressante au niveau de la mise en scène, est juste très moche à regarder et contraste grandement avec cette première scène d'action réaliste (l'avion). Pareil pour la voiture crashée à l'envers, ça pue le CGI pourri, malheureusement. Mais en contre partie on a droit à de chouettes courses poursuites. Et puis à nouveau Tom Cruise qui fait un maximum de scènes d'action lui-même.

Enfin, il y a la petite nouvelle, Rebecca Ferguson, les autres actrices de la saga ayant décliné la proposition de reprendre leur rôle. Et bien elle s'en tire plutôt bien et est assez bien roulée (quel joli cul bombé). Bon, on sent qu'elle n'est pas très douée en arts martiaux, mais McQuarrie se débrouille pour créer l'illusion nécessaire.

Bref, ce 5ème volet de "Mission : Impossible" n'est pas aussi bon que ce que j'espérais il y a 1 an, mais il atteint tout de même aisément la 2ème position de ce top 5.

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