Vivement le divorce.

Avis sur Mon beau-père et nous

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Ben Stiller, c'est pour certains un presque Dieu, et chacun de ses nouveaux films est toujours attendu avec impatience. Malheureusement depuis quelques années il prend une fâcheuse habitude à alterner bon et mauvais, passant de l'excellent Tonnerre sous les tropiques au très moyen La nuit au musée 2, avant d'enchaîner avec le sublime Greenberg.
Il fallait s'en douter, la saga « Mon beau-père » devait s'essouffler à un moment ou à un autre. Le premier posait l'originalité, et était un enchainement non-stop de gags savoureux, le deuxième réussissait à se renouveler grâce à au duo de parents Furniquer (Fockers en VO), Dustin Hoffman et Barbara Streisand, et ainsi qu'une dose d'humour toujours bien gérée.
Malheureusement cette fois-ci on constate un cruel manque d'originalité, voire un vide total, et pire encore, plutôt que d'utiliser les ficelles — mêmes usées — des précédents opus, il nous est servi un nombre sporadique de blagues, rendant cet épisode très monotone.

Jack Byrnes (Robert De Niro) se tape une crise cardiaque, et ressent le besoin de trouver un successeur pour diriger la famille, or est-ce que Greg (Ben Stiller) a le potentiel de porter ce poids sur ses épaules ?
Voilà toute l'intrigue du film, le reste n'étant qu'une légère succession de quiproquos sans intérêt, soutenus par une Jessica Alba servant de faire valoir et uniquement là pour attirer le jeune nerd.
D'ailleurs on aura rarement vu un film dans lequel les acteurs paraissent aussi insipides et absents, De Niro en faisant le minimum, Stiller n'ayant que finalement peu de place dans les dialogues, la star lui étant volée par Owen Wilson qui se voit offrir toutes les bonnes répliques.
Les pauvres Blythe Danner et Teri Polo sont également reléguées au statut d'objets décoratifs, de même que Dustin Hoffman (qui cabotine façon « qui joue en première base ? Qui ? Qui ? ») et Barbra Streisand qui ne font que de brèves apparitions pour justifier leur présence sur l'affiche.
Bref, Mon beau-père et nous est une grande déception, et n'est absolument pas digne du travail que Jay Roach (Austin Powers) avait fait sur les deux premiers (celui-ci étant dirigé par Paul Weitz, qui avait réalisé American Pie). Après Copains pour toujours, Mon beau-père et nous est clairement un autre exemple de casting complètement sous-exploité, et a fortiori une énorme déception pour tous les fans de la saga et de Stiller.

Pour conclure, on rit quelques fois, mais l'histoire anodine ainsi que la faiblesse de l'humour font que l'on s'amuse autant que si l'on avait une seringue plantée dans le pénis. Et les quelques clins d'oeil au Parrain, Raging Bull et Les Dents de la Mer, même si ils sont les bienvenus, ne suffisent pas à nous faire voler plus haut qu'au raz des pâquerettes. Reste tout de même une apparition d'Harvey Keitel, qui est probablement le seul point vraiment positif du film.
Mention spéciale pour la scène finale, dans laquelle De Niro sort les points façon Raging Bull, contrebalançant avec son état végétatif dans lequel il était embourbé durant le reste du film.

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