Ma critique du film "La Maison monstre"

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Êtes-vous fatigué de regarder pour la énième fois Michael Myers foutre sa lame de couteau dans la plaie ensanglantée d’une salope d’adolescente qui a des relations sexuelles avant le mariage??? Alors faites comme moi et dirigez-vous vers quelque chose de beaucoup plus léger, moins violent et tout aussi divertissant! Venez visiter "La Maison monstre".

Personne ne touche au gazon du vieux Nebbercracker. Il est là, toujours à surveiller que personne ne vienne l’embêter. À sa mort, de la fumée a commencé à s’échapper de la cheminée de la maison du défunt. Et quand cette maison a essayé de manger DJ et son ami, personne ne veut les croire. Serait-ce l’âme du vieux Nebbercracker qui hante la maison? Aidé de Jenny, une jeune dégourdie qui a été victime du même phénomène, DJ et Chowder devront trouver un moyen d’arrêter la maison monstre, parce que c’est l’Halloween, et beaucoup d’enfants risquent de sonner à sa porte.

Vous avez bien lu! Je viens de vous conseiller un film d’animation pour regarder à l’Halloween. En fait, c’est le film idéal à regarder lors d’un après-midi avec vos enfants, votre petit frère ou votre petite sœur. "La Maison monstre" m’a beaucoup fait penser à ces films que je regardais quand j’étais jeune, mettant en vedette les aventures de jeunes préadolescents comme "E.T.", "Les Goonies" et le tout récent "Super 8". Ce n’est pas un hasard que j’ai choisi tous ces titres, parce que comme "La Maison monstre", Steven Spielberg s’est vu rattacher à la production de ces films. Un autre grand nom figure au générique de la production, celui de Robert Zemeckis qui a innové dans le domaine de l’animation. D’abord dans "Qui veut la peau de Roger Rabbit?" où il mélange personnages de dessins animés et vrais comédiens dans le même plan, et ensuite avec "Le Boréal Express", où il fait une utilisation magnifique du motion capture. La réalisation de Gil Kenan utilise le deuxième procédé. Les personnages n’ont pas une apparence réaliste, mais leurs gestuelles le sont. La texture de l’animation est assez impressionnante et réaliste. Je dois dire qu’à certaines occasions, j’avais l’impression de regarder un effet de pixilation de pâte à modeler, un peu comme les anciennes publicités de mouchoir Kleenex. Il n’en est rien, mais l’animation est tellement soignée et d’une qualité presque parfaite qui s’y engendre un effet de trompe-l’oeil.

Mais il n’y a pas que la qualité graphique qui compte dans un film d’animation, il doit aussi y avoir une histoire solide. Ça prenait bien un scénario de Rob Schrab et Dan Harmon pour revisiter le thème de la maison hantée. On oublie la simple maison hantée pour la remplacer par une maison possédée. Ce n’est absolument pas la même chose puisque la maison peut se transformer à volonté. Son esthétique est des plus effrayante, autant au sommeil que quand elle est en vie. Pendant sa transformation, chaque centimètre de bois trouve sa place pour former un trait de caractère facial. Les fenêtres forment bien sûr les yeux, la porte la bouche, etc. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple? Outre le physique, la maison a également une conscience. Son but sera de dévorer toutes personnes qui osent s’aventurer sur le terrain du vieux Nebbercracker. La maison n’hésite pas à utiliser plusieurs moyens diaboliques pour arriver à ses fins.

On retrouve dans le film plein de petits clichés qu’on retrouve dans les films d’horreur, mais ceux-ci sont exploités d’une manière réfléchie qui fait que ça tourne à leurs avantages. La blague du p’tit vieux qui ne veut pas qu’on touche à son gazon, devient ici l’élément d’introduction et le fil conducteur de toute l’histoire. On retrouve les deux policiers de services, le chef et l’idiot, qui auront diverses apparitions fort sympathiques. Nos trois jeunes protagonistes iront voir un adjuvant pour leur aider à savoir comment détruire la maison monstre. Il s’agit de Skull, un adolescent asocial qui passe le plus clair de son temps à jouer à un jeu d’arcade dont il est imbattable. Ce personnage est étrange et très attachant pour les quelques minutes marquantes dont il apparait. J’aurais voulu le voir beaucoup plus longtemps dans le film, mais sa courte apparition ne fait qu’augmenter le mystère entourant ce jeune homme. Pour ce qui est de nos trois personnages principaux, ils sont drôles et attachants. Chacun a leur personnalité propre. DJ rentre dans sa puberté, Chowder est beaucoup plus jeune d’esprit et innocent, et Jenny est la plus mature des trois. Ils ont réellement des comportements d’enfants. Les deux garçons chercheront toujours à impressionner la fille, allant parfois à avoir des réactions d’adultes, ce qui donne beaucoup de situations cocasses. Sinon au contraire, ils auront parfois aussi des réactions de jeunes enfants, ce qui sera tout aussi amusant.

Le thème principal de "La Maison monstre" est bien sûr celui de faire face à ses peurs. DJ et ses amis devront constamment confronter ce qui leur fait peur, afin d’arriver à leurs fins. Ils vont à maintes reprises tenter d’entrer dans la maison sans se faire repérer par celle-ci. À la fin du film, on termine avec plein de bonnes valeurs : l’acceptation de la mort, l’amitié, et le fait de garder notre cœur d’enfant. Les jeunes spectateurs trouveront leurs comptes dans ce divertissement rafraîchissant.

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