Quand Spike Lee rencontre Céline Sciamma

Avis sur Moonlight

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La relève du bon cinéma Afro-américain. Barry Jenkins prend le temps de nous raconter la vie de Chiron, en trois parties : enfance, adolescence et âge adulte. Il filme avec lenteur et raffinement. Une touche de modernité éclaire le film.

La transformation du petit Chiron » dit « Little » est spectaculaire. Son parcours, bien que convenu, nous touche particulièrement. Enfant maltraité avec une mère camée jusqu’aux os, harcelé à l’école, bousculé et méprisé par ses camarades. Seul Kevin semble vouloir le défendre et on comprendra plus tard pourquoi. Il rencontre Juan, dealer de quartier, et ce dernier s’attache à ce petit bonhomme jusqu’à vouloir le guider. Mahershala Ali est magnifique d’humanité.

Puis l’adolescence, Juan a disparu. Chiron est toujours maltraité au Lycée et, encore une fois, Kevin tente de le défendre. Ces deux là vont s’aimer brièvement sur une plage un soir. C’est pour Chiron une révélation.

Troisième partie à Atlanta. Après des passages en maisons de redressement et en taule Chiron, d’enfant chétif, s’est transformé en adulte tout en muscle. Il est devenu comme Juan, son mentor, un dealer craint et respecté par tout le quartier. L’amour lui revient après tant d’année. La fin est subtile et délicate.

Pas de racolage dans le cinéma de Jenkins mais un regard différent, innovant sur la culture « ghetto » Afro-américaine, sans jamais vouloir la caricaturer. Un « Wire » du 21ème siècle.

On remarque André Holland dans le rôle de Kevin adulte, il est superbe de douceur.

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