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Mother par drélium

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Je trouve la critique d'Adobarbu intéressante parce qu'elle explique tout ce qui à priori pouvait me déplaire dans ce film et c'est même pour ça, dans ma très grande indulgence pour le cinéma coréen, que j'avais déjà apprécié sa critique avant même de voir le film, dans un grand élan de dénigrement de la tendance glauque gratuit très en vogue et autre "le coréen, ça tue bien".

Oui mais voilà, plus que le pitch simple qui mise encore une fois sur des personnages bien atteints, Mother porte très haut son titre. Elle est incroyable et Kim Hye-Ja est incroyable. Honnêtement, le scénario peut se deviner et la fin de l'enquête est assez vite expédiée mais la démarche semble presque volontaire. C'est cette mère, tout ce qu'elle fait pour son fils, tout ce qu'elle traverse à son rythme pour en arriver à ce plan final qui donne son corps authentique au film.

***spoil***
Tous ces petits moments inhabituels pour elle forcent son quotidien, chamboulent ses habitudes, lui montrent le foutoir humain qui l'entoure. Elle se met ainsi en danger à en perdre définitivement sa raison déjà fragile. Le décalage humoristique qui culmine au karaoké de l'avocat ne fonctionnerait pas aussi bien si son interprétation n'était pas elle aussi à son point culminant, marquante, et ce dès l'ouverture du film. On l'aime aveuglément même si elle fait pleinement partie de ce grand cirque. La fin me semble ainsi très belle. Tout méfiant que je suis, j'ai été conquis. Elle reboucle le tout sur elle, se concentre sur ses gros plans, son tiraillement, toute la réalité, cette conscience parfaite qu'elle a d'être coupable, de se mentir à elle-même, de mentir aux autres, de mentir à son fils et de cette mémoire retrouvée qui la pousse au silence. Ça pousse loin et où il faut. Si loin que j'osais espérer que le fils aussi de son côté sache parfaitement et que lui aussi mente finalement à tous. Tous les deux en sont rendus à se satisfaire de cet équilibre malade. Finalement, tout redevient détendu une fois la petite aiguille enfoncée. Tout est effacé, oublié. Elle est à nouveau une mère comme les autres. La parentalité est méticuleusement déchirée et auscultée par un amour simple, beau mais aveugle. ***spoil***

Hormis quelques rapides coups de caméras épileptiques, la mise en scène est à la hauteur de Memories of murder, plus intime et moins fulgurante peut-être, mais il y a encore de bien beaux plans. Bref, Bong Joon-Ho est méticuleux et définitivement pas un Mickey.
Il faut que je revois The Host...

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    Cover J'adoooore le cinéma coréen...

    J'adoooore le cinéma coréen...

    Certains l'auront peut-être remarqué, j'ai des listes japonaises, hongkongaises, thaï, taïwanaises, chinoises, etc mais pas une...

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