Non le petites gens ne sont pas miserables

Avis sur My Name is Joe

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Quelque soit son film, Loach expose la lutte pour se sortir de sa condition, condition imposée, subie, mais jamais il se contente.
Autrement dit, il n'est pas possible de penser que le prolétaire si cette notion peut encore faire sens puisse profiter d'un système dont il est exclu et dont il essaye par tous les moyens de trouver les moyens, les ressources pour rester insider.
Mais tous les efforts sont bornés et limités par l'argent. Quelque soit le le lien qui sera crée, invariablement, l'homme désirant s'y échapper sera rappelé aux causes même de son exclusion ; faire partie d'un groupe qui est exclut du partage de la richesse.
Il n'est pas exclu de la culture (joe ecoutera, comme divine ironie Beethoven car ce sera la seule K7 qu'il n'aura pu vendre) ni dans sa capacité à créer du lien, mais il sera exclu après avoir lutté pour s'échapper de la première exclusion, pour les raisons mêmes qui l'ont conduit à être marginalisé. L'argent comme pilier dévastateur et destructeur du lien social. Le manque comme sa possession conduit inévitablement à un système de marginalisation autonome. C'est donc l'essence, du système que Loach attaque, la création du lien social médié par la possession monétaire qui provoque l'anomie et la dilution de l'ordre moral.

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