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Ne croyez surtout pas que je hurle par Ben Ric

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Frank Beauvais se met à nu, propose avec cet essai cinématographique, un journal très intime de ces quelques mois passés seul dans un petit village de la campagne Alsacienne, après une rupture amoureuse, coupé de tout ou presque, avec comme seuls compagnons des films et des musiques. Surtout des films qu’il regarde compulsivement. Au total pas moins de 400 films vus en 6 mois.
A partir de ces films, il a rassemblé un matériau considérable qui va servir de support visuel à ce journal intime, à ce récit d'un moment vie qu'il évoque en voix-off…

Sur ces fragments de films que l’on peine à reconnaître car trop fugaces, l’auteur évoque ses tourments intérieurs, livre ses impressions sur son environnement proche ou moins proche, sur les malheurs du monde, sur le plaisir qu’il de revoir des amis, de revenir à Paris, ou de découvrir les chansons de Gontard - dont l’immense La France des épiciers. Frank Bauvais parle aussi de ses blessures intérieures, de sa solitude, de ses angoisses avec force et lucidité, n’oubliant pas quand même de glisser ici et là une petite note d’humour.

Ainsi, à la manière d’un DJ Shadow avec son album endtroducing, constitution uniquement de samples, Frank Bauvais raconte une nouvelle histoire à partir de minuscules fragments de films qui eux en racontaient une toute autre à la base.
Un travail de fourmi, assez vertigineux, effectué en compagne du monteur Thomas Marchand pour un essai autobiographique assez sombre, mais aussi passionnant et touchant,  qui se termine, sur le générique de fin, avec le classique I see A darkness de Bonnie ‘Prince’ Billy. Tout est dit.

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