Toute nue et toute huilée

Avis sur Nemesis 4 : Death Angel

Avatar cherycok
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Lors de mon visionnage de Nemesis 3, j’ai haï Rick tout le long du film. « Quand on commence une saga, il faut la finir ! » qu’il me disait… Ouais, merci, ce film a été une souffrance. C’est donc avec très peu d’entrain que je me lance dans ce 4ème opus intitulé Nemesis 4 : Death Angel car, que voulez-vous, quand on commence une saga, il parait qu’il faut la finir. Et je suis un mec consciencieux, alors je m’exécute. Et grand bien m’en a pris parce j’ai pu vivre une expérience de « cinéma »… très étrange. Mais étrange dans le bon sens du terme tant le spectacle qui est proposé tient plus du WTF le plus total, comme si Albert Pyun avait complètement pété un câble. Et à film non conventionnel, chronique non conventionnelle. Alors je vais donc vous raconter en quelques sortes le film, les sensations qu’il m’a procurées, les choses très bizarres qu’il s’y passe, me laissant parfois médusé devant ces images improbables que Mr Pyun a osé mettre sur pellicule. Oui, merci Mr Pyun, merci Rick, et vive le cinéma !

Le film commence donc avec notre miss bodybuildée, l’inimitable Sue Price déjà présente dans les deux opus précédents, toute de parka imitation cuir vêtue, nue en dessous, dans une cathédrale, poursuivie par des gens aux masques étranges, qu’elle défonce à coup de pistolet laser, tout en ayant un sein bodybuildé (et très moche) à l’air. On se demande quel est le rapport avec le 3ème opus dont il est censé être la suite mais bref, continuons… Le générique d’intro arrive, reprenant tout un tas d’images des opus précédents, puis arrive un long face à face entre la « belle » et un mutant qui semble être un humain avec un maquillage fait de brûlures de cigarettes. 14ème minute, arrive la troisième scène du film. Sue Price est encore à moitié à poil… Oui, parce que quand on n’a pas d’idée, on peut toujours montrer du nibard, même moche, ça fonctionne bien le plan nichon gratuit sur l’ado prépubère.
Et puis, whaaaattt ?? Un mec se morphe en espèce de lézard cracheur de gélatine transparente, et il se fait étrangler dans une voiture entre les cuisses de Sue Price. En même temps, quand on voit la gueule de ses cuisses, je pense qu’on peut considérer ses jambes comme une arme de destruction massive… Scène suivante (sans transition), on voit notre Sue Price dans une ruelle, vêtue d’une robe blanche façon tenue de soirée légère pour l’été. Alors pour vous donner un ordre d’idée, imaginez-vous Stallone époque Rambo, avec une longue perruque blonde et une petite robe blanche. Vous l’avez la vision d’horreur là ou pas ? Et bim, vas-y que je te colle un gros plan sur son sein dégoulinant de sueur. C’est à ce moment là que je décide d’aller vomir un petit coup…

Je reviens, je relance le film, et là, une scène très étrange. Sue Price est de nouveau à moitié à poil dans une voiture avec un mec à moitié mutant, quand tout à coup, une sorte de zguègue semi cyborg semi gélatine sort du ventre du mec, grandit grandit grandit, puis fait s’écarter la peau du ventre de la demoiselle. En résulte un coït lui aussi très étrange à base d’effets électriques foirés. Je repars donc vomir un petit coup (oui, tout n’était pas sorti la première fois). Une des scènes les plus étranges que j’ai pu voir dans un film… Puis, parce que ça semble être son coup spécial, Sue Price étrangle le mec avec ses jambes, jusqu’à lui faire sortir les yeux des orbites, le tout accompagné d’un liquide bleuâtre… Miam.

Nous en sommes à 40 minutes de film, et tout cela est très étrange tant rien n’est cohérent là-dedans.

Puis, de nouveau une scène sortie de nulle part, où un hélico arrose notre Conan le barbare version femme de euh… laser grattés sur la pellicule, sans arriver à la toucher la bougre, et où cette dernière sort un petit flingue, balance trois bastos, et l’hélico explose dans un magnifique faux effet pyrotechnique raté. Ca sent la réduction drastique de budget tout ça, moi je vous le dis ! Et puis, alors qu’elle venait de passer, allez, 5 minutes habillée, voilà qu’on la retrouve de nouveau en tenue d’Eve, à poil, dans la scène qui suit. Le budget costume n’a pas dû être des plus conséquents en même temps… Mais… mais… en y réfléchissant bien, depuis le début du film, c’est moi où tout se passe dans les deux mêmes ruelles autour d’une cathédrale ? Ah oui, vraiment riquiqui le budget…

Arrive une scène de parlotte longue, mais looooooooooongue, où elle est à poil donc (bah oui, vous vous attendiez à quoi), en face d’un cyborg au sol à qui elle vient de balancer une grosse ferraille à la gueule. Quand soudain, mais Whaaaaaaaat ? En fait ses seins sont bioniques ! Il sort un truc long et fin de son téton avec lequel elle transperce la tête du cyborg. A ce niveau-là, on se dit que quelque part c’est de l’Art…

Puis des mecs sortis de nulle part arrivent en voiture. Entre temps, la miss s’est foutue une veste qu’elle a piquée sur un cadavre tout frais. Et comme pour l’hélico, deux malheureux coups de flingue et bim, petite cascade et explosion de voiture. Mais vraie explosion là du coup, faut pas déconner, on avait retrouvé quelques dollars dans un fond de tiroir pour acheter un peu d’explosifs !

1h de film. Pfiou…

1h02, arrive un nouveau mec après un coup de fil, et qui rejoint Sue Price. Qui c’est ? Aucune idée, y’a déjà un moment que j’ai arrêté d’écouter ce qu’ils disaient. 10 secondes plus tard, elle se met à poil, lui roule une bonne vieille galoche, et ils commencent une petite partie de jambes en l’air. Mais c’est un film érotique ou une série Z d’action, on m’aurait menti sur la marchandise ?

1h10, punaise, je sens que le final va être whatthefuckement dantesque. Ils arrivent devant le grand méchant on ne sait pas trop comment, et de toute façon on s’en fout, le tout sur une absence de décors assez impertinente. Ca parlotte deux minutes, ils lui tirent une balle dans la tête. Et bim ! Générique de fin ! Mais whaaaaaaat ? Tout ça pour ça ? Mais quelle arnaque !

– « Bon les gars, faut qu’on finisse le film, combien il nous reste de thunes Robert ? »
– « Y’a trois scènes qu’on a plus de budget Albert… »
– « Ok, bon ben mettez vous dans les chiottes à coté du bureau là, mettez un rideau noir tout autour, voilà, vous avez votre décor. Puis les gentils vont tirer sur le méchant qui va se prendre un headshot. »
– « Euh, et c’est tout Albert ? »
– « Non, vous balancez direct le générique, c’est n’importe quoi ce film de toute façon donc on va abréger. »

Ce fût le dernier film de Sue Price… Où comment saborder une carrière cinématographique qui n’avait jamais réellement commencée…

Nemesis 4, c’est une expérience à vivre, ce genre de film qui vous fait vous demander « Mais pourquoi je m’inflige ça !?! », question immédiatement contrebalancée par la réponse « Parce que c’était énorme ! ». Oui, Nemesis 4 est un nanar de compétition, une « œuvre » comme on n’en fait plus, un film qui se fout de toute logique et qui ne recule devant rien. Et rien que pour ça, merci Mr Pyun, merci Rick.

Critique complète avec images et trailer : ICI

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