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Une jeune artiste idéaliste sortant d’une rupture avec la nouvelle idole pop à la mode rencontre un producteur indé loser à la vie de famille dévastée, ensemble ils vont s’engager dans un projet musical à leur image qui va les aider à renaître de leurs cendres.

L’accent est clairement mis sur l’authenticité, les oppositions sont claires entre le trouveur de talents passionné et la boîte de prod machine à fric, la petite Anglaise désintéressée et son ex corrompu par le train de vie de star américaine, et par extension New-York et Los Angeles. Cela se ressent bien évidemment dans la réalisation puisqu’ici, l’image fait la part belle à la ville en optant pour une lumière naturelle, des images filmées souvent très près du sol et caméra à l’épaule. Authenticité, on vous dit.

L’échec n’en est donc que plus cuisant.

En effet, si les intentions sont là, le récit peine à prendre en envergure, à l’image de cette photographie beaucoup trop léchée et superficielle façon album-photo et surtout de cette bande-son catastrophique de mièvrerie pop. C’est d’autant plus terrible que le film est tourné à New-York, la ville par excellence de la créativité et de l’authenticité musicale (justement choisie pour ça) ! Alors que le film aurait pu célébrer la richesse des différents courants musicaux qui rythment la vie de la grande pomme, donner une vue d’ensemble d’une population musicale dynamique et éclectique, il tombe dans la facilité de la pop et des vues pour touristes. Sérieusement ? Time Square et Central Park ? Washington Square et l’Empire State Building ? Pour le coup, le parallèle avec Casse-tête Chinois fait mal, c’est quand même un comble. Les acteurs étaient vraiment bons et le concept bien amené, mais ça ne suffit pas à sauver un film qui finit inévitablement par tomber dans ce qu’il critique.

Je suis enfin très partagé par le scénario. Le film se finit comme il se doit (Mark Ruffalo retrouve sa femme et Keira Knightley finit toute seule, puisque de toute façon l’humanité ne la mérite pas <3 ). Vraiment, je suis très content que ça ne se finisse par comme d’habitude, je suis très content que les deux protagonistes « restent amis », mais j’ai trouvé cette fin très mal amenée et par trop abrupte.

Plein de choses ne vont pas : on introduit un rapprochement entre les deux personnages sans expliquer que celui-ci ne soit pas concrétisé (occasion manquée ? volonté de Knightley de ne pas interférer par rapport à la fille de Ruffalo ?), on ne voit rien de la réconciliation entre le personnage de Ruffalo et sa femme (d’où forcément un manque d’empathie), et surtout il manque une conclusion à l’arc sentimental du personnage principal ! On pourrait extrapoler que, comme dans 500 jours ensemble par exemple, la morale est qu’il faut parfois être seul pour se reconstruire sur des bases saines, mais là encore rien n’est suggéré et surtout, rien n’est souligné, alors qu’une telle morale de vie mériterait quand même un minimum d’appui. À la place, la fin est en bonus track pendant le générique. Bref, le scénariste a sacrifié le propos de son film pour la beauté d’un plot twist creux et vide de sens.

Le film remplit quand même son rôle de feel-good movie, la musique reste entraînante et les images jolies. Surtout, les deux acteurs sont géniaux et ajoutent énormément au capital sympathie du film, ce qui lui permet de se hisser jusqu'au 7. C’est juste dommage de ne pas avoir eu mieux qu’un film sympa pour un concept qui avait vraiment le potentiel de faire mieux.
Arbuste
6
Écrit par

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