Un air de New-York

Avis sur New York, New York

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Le thème du film sera rentré dans la postérité, éclipsant le film lui-même et c'est sans doute dommage. Tout juste auréolé de sa palme d'or pour Taxi Driver, Scorsese délaisse un temps soit peu les organisations criminelles et les martyrs rédempteurs pour s'attacher à la carrière difficile d'un jazzmen, impulsif et ambitieux dans les années d'après-guerre à New York.

Le film commence donc avec un air de fête qui ne le quittera jamais tout à fait, malgré les nombreuses désillusions (classiques) que tout artiste connaît. Irrésistiblement le duo Liza Minnelli-Robert de Niro se forme tant bien que mal, entre impresarios avides et musiciens véreux. Encore une fois (mais pas pour la dernière fois) c'est un film qui raconte l'histoire d'un amour impossible : elle est destinée à une carrière flamboyante, il place la musique si haut qu'il met tout au second plan - scénario qui d'ailleurs ne sera pas sans rappeler celui de La La Land.

Si sans doute les longueurs de scénario se font sentir ainsi que les lourdeurs d'écritures, on appréciera quand même le ton musical et le rythme impulsif que l'on connaît bien chez Scorsese. Il y a cependant comme un peu de naïveté nécessaire pour faire ou apprécier un tel film. Derrière tous les instants musicaux, de vide, derrière chaque pause pour ainsi dire (et elles sont nombreuses), c'est l'atmosphère new-yorkaise, quasi nostalgique, qui est directement mise en scène. New-York, New-York, aller et retour, deux moments de la vie, succès et désillusion. Martin Scorsese reproduit un esprit euphorique propre aux films musicaux des années 40 et 50 dans un film qu'il considérera comme étant l'un de ses pires, mais c'est sans doute sous-estimer le mérite de la simplicité d'un air de jazz dans une vie qui se perd dans ses tournures alambiquées.

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