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Avis sur Ninja Turtles

Avatar Matthieu Fillion
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Bârk. C'est moche, ça donne pas envie. Quatre horrifiantes représentations de nos si chères Tortues Ninjas, dès la sortie du trailer, j'en avais le vomi à la bouche. Et qui de mieux que notre Megan Fox pour incarner April O'Neil, surmaquillée, les seins en avant, et avec des dialogues aussi pauvres que l'on ne pourrait en oublier le botox qui lui rempli la bouche.

Peut-être que si la production avait passé moins de temps à animer des grenouilles lépreuses bodybuildées dans le but de faire rire mon voisin de 4 ans, on aurait pu avoir un semblant d'intrigue et de scénario. Au lieu de ça, on a une moitié de film d'animation vulgaire et indigeste, et une autre moitié de comédie américaine centrée autour du jeu de flirt entre April et Vernon. Hilarant. Les gags en deviennent ridicules, mal dosés et bloquent tout le sérieux que le réalisateur essaye de communiquer durant le reste du film. Côté scénario, on bat des records, deux scientifiques collaborent sur un projet qui révolutionnera le monde, le premier avide de pouvoir tue l'autre en récupérant ses plans et décide de saupoudrer la ville de New-York d'une toxine mortelle pour pouvoir sauver la population tel le héros que la ville attendait depuis tant d'années. Après cet Amazing Spiderman copié-collé (et c'était déjà pas une bonne idée en soi), on a droit à l'intervention vengeresse de nos quatre incrustations 3D dégueulasses accompagnées de Megan Fox pour sauver le monde du terrible Megatron. Pardon, je voulais dire Schredder.

Un des points les plus scandaleux du film reste quand même cette volonté d'incruster à toutes les sauces le côté 'ninja' de nos quatre comparses (et de leur maître Splinter), ainsi que des compétences de combats extrêmes du maître shaolin Schredder. Les prises de catch, coups de carapace, projection de containers dans les dents, coups de poings américains lancés à l'arrache et autres tirs de lance-roquettes et lames à pulsions rotatives electro-magnétiques à protons phosphorescents, dans des combats encore plus violents et bourrins que John Cena dans The Marine, j'ai pas eu besoin de faire du Yoga sur ma WiiFit pour comprendre que la notion de Fujitsu des américains était tout aussi fumeuse que le film lui-même.

Ajoutons à ça des scènes trempées à l'eau de rose, séquences émotions obligent, entre découvertes saugrenues, remises en question pataudes et jeux de mots fébriles, tout y est pour passer un mauvais moment. Que dire du magnifique retournement de situation du gentil bien trop gentil, seul apport humain positif pour April, et qui en fait était méchant et travaillait pour le méchant des méchants ? Une perle. Pas si grave au final, avec des méchants en carton pâte, un shredder qui domine les tortues ninja du début à la fin (soi disant un homme impitoyable et sans coeur, mais incapable de les achever et tuer.) mais qui se fait détruire comme une fleur par un petit coup de Megan Fox, subtil. Fallait y penser.

Bref, très déçu de cette adaptation encore et toujours noyée dans les stéréotypes et clichés inhérents au genre, méritant à peine le titre de divertissement. Encore et toujours un énième film à gros budget brisant un peu plus l'industrie du cinéma et faisant gonfler le prix de nos billets de cinéma. Attendons-nous déjà à une suite, une quadrilogie et deux pré-quels.

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