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Numéro quatre par l'homme grenouille

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Mais qui voilà-ti donc qui revient sur nos écrans ?! – Ce bon vieux Adolf Disney ! ...Eh oui, chaque année nos chers amis d'Outre-Atlantique nous en envoient quelques-uns de ces films dignes de la bien-pensance des années 30 ! Cette fois-ci, c'est donc ce "Numéro 4" qui fera office de spécimen réactionnaire « Made in USA » ! En effet, "Numéro 4" se résume assez facilement. Au-delà de la simple accumulation de clichés spécifiques aux teen-ages movies (le héros beau-gosse mais incompris ; le clash avec la grosse brute du lycée ; l'aide apporté à l’intello souffre-douleur ; la belle blondinette dont il tombera amoureux ; et la belle amourette du type « on s'aimera pour la vie même si on se connaît pas ») on retrouve en plus – faut-il s'en étonner dans une production Walt Disney ? – les grands classiques de la pensée liberticide issue des pires tréfonds moralisateurs de l'idéologie sociale américaine destinée au jeune public ! A ce titre d'ailleurs, si vous craigniez que votre progéniture pouvait se retrouver confrontée à des images subversives en allant au cinéma, dites-vous qu'elle ne risquera rien en allant voir "Numéro 4" ! En effet, ce film n'aura pas l'indécence de confronter le regard de votre enfant à des idées saugrenues ou à d'ignobles faces de métèques : ici tous les héros sont des Aryens asexués qui n'ont que des idées « pures » en tête et l'intrigue ne fait que reprendre grossièrement les figures christiques habituelles auxquelles tout bon chrétien est confronté en allant à la Sainte Messe. Alors merci – mille fois merci oncle Disney ! – de rappeler à nos charmantes têtes blondes que les seules choses qui comptent dans la vie c'est de rester chez soi, de rentrer dans la norme, et bien évidemment de s'interdire à toute expérimentation affective et sexuelle car, c'est bien connu, la race supérieure d'extra-terrestres à laquelle appartient "Numéro 4" ne peut tomber amoureuse qu'une fois contrairement à ces sous-merdes d'humains qui eux disposent de ces ignominies qu'on appelle le libre-arbitre et le requestionnement personnel. Certains, en lisant ceci, se diront peut-être que je pousse le bouchon un peu loin, mais le pire c'est que ce n’est même pas le cas. Tout est surligné dans le film, aucune ambiguïté n'existe, ce qui fait que les personnages et l'intrigue sont d'une platitude absolument assommante. Aussi peu d'imagination dans un film et autant de clichés, c'est finalement peut-être cela le véritable côté surnaturel de ce "Numéro 4"...

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