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Avis sur Nymphomaniac : Volume 1

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Spoilers. L'appréciation des films de Lars von Trier est certainement un peu difficile quand on est psy. Un peu comme dans Melancholia, Nymphomaniac dépeint la compulsion sexuelle, ses symptômes sont édulcorés avec des métaphores parfois alambiquées, mais amusantes. Le dialogue entre Joe (Charlotte Gainsbourg) et Seligman (Stellan Skarsgard) conte la première partie de la vie de Joe (Stacy Martin). J'étais donc très satisfait à l'idée de ne pas trop voir la tête de la fille de Gainsbourg dont j'apprécie peu le style (mais c'est totalement subjectif).

Comme dans tous les films traitant d'un trouble psychologique, le trouble est forcément unique avec une référence au père, on s'y habitue à force. On grince un peu des dents sur les différences antisionniste-antisémite, ou sur le fait de "manquer de masculinité" si on a une fourchette à dessert. Là aussi on s'y habitue. Ou pas.

Il y a beaucoup de sexe bien évidemment, c'est parfois sale mais pas gratuitement provocateur. La partie 1 de Nymphomaniac se résume un peu à "apprends l'addiction au sexe en t'amusant". C'est assez simpliste et bien résumé après l'épisode du père à l'hôpital. C'est d'ailleurs après cette scène que le film s'est pour moi révélé. C'est à ce moment que Seligman banalise totalement l'histoire haute en couleurs de Joe, et c'est rassurant. J'ai beaucoup aimé la fin du film, reposant sur les trois voix d'un morceau de Bach, comme trois amants. Je retrouvais un peu la poésie de von Trier, bien aidée par les performances de Cristian Slater et Uma Thurman. J'attends l'explosion dans le 2.

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