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Old Boy, c’est le meilleur moyen pour rentrer dans le cinéma coréen à grands coups de marteau. En effet, cette nation propose chaque année beaucoup de films souvent méconnus en France (j’en connais très peu). Ce long-métrage de Park Chan-wook nous raconte l’histoire de Oh Dae-Soo, un père de famille sans histoire qui se retrouve du jour au lendemain enfermé dans une chambre minuscule. Pendant 15 ans, il est séquestré, et ce n’est qu’après avoir été libéré qu’il va devoir découvrir qui et pourquoi, la rage au ventre. Autant vous dire que c’est un sacré choc cinématographique. À commencer par la manière de raconter qui distille par moments des petits indices, ce qui m’a amené à me douter de l’enjeu d’une des dernières scènes du film qui révèle tout, et qui m’a tout de même sacrément remué. Pour ceux qui ne découvriront pas la conclusion avant qu’elle ne vous tombe dessus, préparez vous à prendre une sacrée claque. Car au-delà d’être bien écrit et de fonctionner efficacement comme rarement un thriller n’aura fonctionné, Old Boy parle de thématiques intéressantes, sur la Corée ou encore les relations humaines. Du côté de la technique, c’est une grande réussite, et ce long-métrage se démarque aisément d’un produit purement hollywoodien. Le film ose une photographie sale qui fera immédiatement penser au registre de l’horreur. On a le droit à un immense plan séquence qui montre le combat du protagoniste face à une horde ennemie. Le montage ne laisse aucun répit au spectateur et imprime un bon rythme, qui sait être lent quand il le faut et incisif quand il le faut aussi. Quant au thème principal du film (la musique), il sublime l’œuvre, par des notes puissantes qui nous plongent en même temps que Oh Dae-Soo dans l’enfer. On oscille constamment entre plusieurs émotions, car le fil conducteur ne cesse de brouiller les pistes ou de les accentuer. Entre violence, tristesse et poésie, Old Boy fait la part belle aux personnages complexes et torturés. La nature humaine, impitoyable, n’a pas de limite, semble nous dire Park Chan-wook, et si c’est le sentiment principal qui ressort du film, les nuances sont nombreuses. Old Boy, c’est un passage obligatoire pour tous amoureux de cinéma qui se respecte, et je vous garantis que si vous êtes réceptif, vous allez-vous en souvenir, car ce film est magistral.

ProDj21
10
Écrit par

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il y a plus d’un an

Old Boy
LeChiendeSinope
10
Old Boy

Ris et tout le monde rira avec toi, pleure et tu seras le seul à pleurer.

La critique a défoncé ce film. Le traitant parfois de vulgaire jeu-vidéo. N'ont-ils donc rien compris au film, ou est-ce une manière de cracher sur la nouvelle vague sud-coréenne, ou même sur tous...

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il y a 12 ans

207 j'aime

19

Old Boy
Sergent_Pepper
9
Old Boy

Mignonne allons voir si l'hypnose...

Quand je suis allé voir Old Boy en 2004, j’ai été traumatisé dès les premières minutes. Toujours en avance dans mon petit cinéma art et essai préférée, j’ai savouré l’extinction des lumières et me...

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il y a 8 ans

201 j'aime

9

Old Boy
drélium
5
Old Boy

Comme son réal. Aussi gonflé que gonflant.

Le très maîtrisé et le très surfait se côtoient avec un rare équilibre dans Old Boy. Esthétiquement, le travail est très poussé, la mise en scène se veut (sur)stylisée et colle à l'ambiance glauque...

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il y a 11 ans

138 j'aime

30

Boîte noire
ProDj21
9
Boîte noire

Boite Noire met une claque à la France entière

Mesdames messieurs, nous tenons pour l'instant notre film de l'année 2021. Oui, un film bien de chez nous qui prouve une nouvelle fois la richesse de notre pays. 2021, une année prospère pour le...

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il y a 7 mois

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Scarface
ProDj21
10
Scarface

Scarface, par Le ciné d'Ethan

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Adieu les cons
ProDj21
8

Adieu les titres à la con, place au cinéma

Pour inaugurer mon retour au cinéma après sept mois d'absence, quoi de mieux que de découvrir le film qui traduit à tous nos sentiments actuels : "Adieu les cons". Oui, adieu les cons, laissez-nous...

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