👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas!

Au milieu de la déferlante de super-héros américains, Jeeg Robot fait figure d’outsider rafraîchissant tout en s’inscrivant parfaitement dans la mythologie du genre. Peut-être un peu trop parfois.
Jeeg Robot brasse diverses influences sans pour autant qu’elles parasitent la narration car il s’appuie sur des personnages bien caractérisés et attachants : Que ce soit le héros, Enzo ; un homme désabusé et misanthrope; Alessia ; jeune fille instable mais ayant foi en l’imaginaire qui jouera à la fois le rôle de mentor et d’amoureuse ; le méchant de service ; le gitan ; guidé par son besoin de reconnaissance absolu. Le gitan reste d'ailleurs le personnage le plus intéressant du long-métrage. Obnubilé par le nombre de clics d’une vidéo, prêt à tous pour faire le buzz, en recherche perpétuelle de célébrité et de gloire. Bref un méchant aux motivations actuelles, reflet à peine exagéré des pauvres ambitions de la télé-réalité et de certains youtubeurs.

Gabriele Mainetti aime sa ville. Dans Jeeg Robot Rome est incroyablement cinégénique.
La mise en scène ample et dynamique n’envie rien aux productions américaines.
Manque juste le faisceau lumineux typique qui tombe du ciel, les destruction de bâtiments ou les explosions feux d’artifices pétées de CGI qui commencent à nous les briser gentiment. Du coup on ne s’en fout cordialement. La musique, composée par le réalisateur, achève de créer une oeuvre cohérente et structuré car si chaque morceau semble être issue du répertoire pop italien, il raconte quelque chose en lien avec le film ou l’intériorité des personnages.

Toutefois si « On l’appelle Jeeg Robot » se laisse suivre avec plaisir et appelle clairement une suite, il arrive après des oeuvres comme Incassable, Kick Ass, Super, la série Misfits ou plus récemment Logan. Et malheureusement sa construction impeccable et très respectueuse de la mythologie super héroïque (Accident, découverte des pouvoirs, apprentissage, culpabilité, responsabilité, némésis à combattre) l’empêche de devenir le grand film qui brise allégrement les codes du genre pour les réinventer. Cela ne l’empêche pas d’être un grand film de super-héros européen et c’est déjà beaucoup.
A voir

Coyot
6
Écrit par

il y a 5 ans

1 j'aime

On l'appelle Jeeg Robot
Fosca
8

Jeeg in my pants

Banlieue Romaine, de nos jours, Enzo traine sur son sofa. L'appartement est merdique, le papier peint élimé, les meubles tiennent à peine debout. Lui, on le retrouve affalé comme une baleine échouée,...

Lire la critique

il y a 5 ans

26 j'aime

6

On l'appelle Jeeg Robot
Chocodzilla
9

Critique de On l'appelle Jeeg Robot par Chocodzilla

Les films de surper-héros on connaît. On connaît même bien puisque les sorties régulières en viendraient presque à nous fatiguer du genre. Bons ? Mauvais ? Tout le monde se tire la bourre. Les «...

Lire la critique

il y a 5 ans

21 j'aime

1

On l'appelle Jeeg Robot
jérômej_
7

Et non, tous les super-héros ne sont pas américains !

Fallait avoir de l'audace pour oser marcher sur les plates-bandes des films de super-héros américain, et surtout, ne pas se planter ! Et bien, un italien, un certain Gabriele Mainetti, inconnu au...

Lire la critique

il y a 4 ans

18 j'aime

21

The Devil's Candy
Coyot
4

the final countdown

Prix du public au festival de Gérardmer mais un film très moyen à mon goût. Prix de la meilleure musique également et là je dis pourquoi pas. Une gentille famille de métalleux s'installe dans sa...

Lire la critique

il y a 6 ans

2 j'aime

Les Affamés
Coyot
8
Les Affamés

Lâchez pas la patate

Film Québécois de Robin Aubert. Vu à Gérardmer Prix du jury Ex-aequo avec Les Bonnes Manières. Mise en scène réaliste pour cette invasion en mode intimiste. Les zombis sont là dans la campagne...

Lire la critique

il y a 4 ans

1 j'aime

Laissez bronzer les cadavres
Coyot
10

Exposez vous un peu plus au soleil

Laissez bronzer les cadavres c'est à la fois excitant comme une sieste crapuleuse sur une plage écrasée de soleil et une brûlure violente de la rétine. Un coup de soleil au cerveau que même une bonne...

Lire la critique

il y a 4 ans

1 j'aime