Kubrick is not dead

Avis sur Only God Forgives

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Un néo polar esthétisant dans la lignée de son précédent opus « DRIVE »...une lenteur calculée qui décuple l'impact de nombreux éclairs de violences qui parsèment le film. Mais de la violence, il y en a davantage que dans « DRIVE » ; gratuite, gore...
Comme si Nicolas Riding Refn avait été traumatisé par cette séquence de « Shining » dans laquelle un raz de marée d'hémoglobine s'écoule lentement des portes d'un ascenseur en train de s'ouvrir...
Le mimétisme va même jusqu'à la musique puisqu'on a l'impression d'entendre les accords du début de « Le songe de Jacob » de Penderecki !!!

« Shining » aussi dans ces longs et lents travellings rappelant les déambulation de Jack NICHOLSON dans les couloirs de l'Hotel Overlook.
« Shinig » encore avec ces cadrages au millimètre dans lesquels le personnage est au centre d'un décor écrasant.

NRR est donc le parfait épigone de Kubrick dont il transpose les codes dans l'univers du néo-polar, genre initié par Michael MANN dans lequel la lenteur et l'esthétique cherchent à combler les lacunes du scénario.

Or, le scénario ici ne semble être qu'un prétexte ; prétexte à un exercice de style magnifique mais assez prétentieux, prétexte à mettre en valeur un acteur vedette, et enfin prétexte à des débordements de violence inutiles...

Même si les codes Kubrickiens sont de plus en plus digérés, la sauce ne prend pas...les films de Michael MANN ou les polars de SODERBERGH (« The Limey » en tête ) sont tout de même plus passionnants...

Quand NRR va t-il enfin travailler sur un vrai scénario ambitieux ?

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