Nightmare !

Avis sur Only God Forgives

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Deux ans après l'exceptionnel Drive le duo Refn-Gosling revient pour un film métaphysique, poétique et étrange. Tout d'abord Only God Forgives n'est pas un Drive 2 et ceux qui s'attendrait à ça seront déçus car ce film est un anti-Drive. Avec ce film Nicolas Winding Refn revient à ses premiers amours car celui-ci se situerai à mis chemin entre Pusher et Valhalla Rising. Ici il signe le scénario du film ( chose qu'il n'avait pas fait dans Drive) celui-ci est simpliste nous contant l'histoire de vengeance d'une mère diabolique contre un flic/justicier qui à fait assassiné l'un de ses fils et le deuxième fils va se retrouvé au milieu de toute cette violence. Les dialogues sont peu nombreux, les personnages ne sont que des ombres qui se déplace dans ce magnifique tableau et le scénario s'intéresse plus aux non-dits, aux métaphores et aux symbolismes. Refn transpose la mythologie grecque en Thaïlande certains passeront à coté de la référence tandis que d'autres trouveront ça plat et vain et d'autres encore crieront au génie. Personnellement j'ai trouvé le fond intéressant mais c'est dans sa forme que le film m'a transcendé. Le film est tout simplement magnifique si Drive avec ses teintes bleutés tenait plus du rêve Only God Forgives teinté d'un rouge sang hypnotisant tient du cauchemar. La mise en scène est virtuose avec ses travellings d'une lenteur extrême qui créer une tension renversante à la manière de David Lynch, ses combats d'une fluidité imparable, ses plans fixes d'une beauté et d'une puissance rarement égalé et plus généralement une technique qui confine au génie. De plus ici la musique fait partie du style du film, elle à un rôle primordial et elle est juste fabuleuse et envoûtante composé par le grand Cliff Martinez ( déjà compositeur de Drive). Le film est aussi d'une violence graphique de toute beauté mais aussi d'une cruauté assez rare n'ayant pas peur des images chocs et des effets gores. Coté casting Vithaya Pansringarm est excellent en flic capable de pardon mais aussi des pires atrocités, c'est lui le Dieu du titre, Ryan Gosling est parfait dans son rôle minimaliste qui est pourtant aux antipodes de ce qu'il avait déjà fait, les différences sont subtil et l'acteur en sort grandi mais la vrai surprise reste Kristin Scott Thomas qui est ici magistrale en mère castratrice, un rôle à contre-emploi. En conclusion Only God Forgives pourrait être qualifié de polar noir, violent et amoral mais ce serait lui faire insulte car il à pour ambition d'être plus que ça. Il est même plus qu'un film, c'est une œuvre d'art, une toile de maître peinte par un véritable artiste qui ici redéfini les codes du cinéma, qui réinvente le classique. Refn fait preuve de beaucoup de prétention mais je ne peux que m'incliner devant sa maîtrise, le film divise et continuera à diviser, certains diront que c'est d'une nullité sans nom et d'autres diront que c'est une merveille absolue. Je pense que le film est un peu des deux car il m'a autant fasciné qu'il m'a déçu mais il ne m'a en aucun cas laissé indifférent, il m'a chamboulé au plus haut point et j'ai décidé de faire comme le Dieu du titre lui pardonné pour ses rares fautes et ses rares faiblesses et le voir tel qu'il est, un nouveau chef d'œuvre de Nicolas Winding Refn.

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