👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Les premières scènes sont surprenantes, un léger malaise s’installe et des rires fusent. Je suppose que la plupart des spectateurs s’attendaient à un long métrage traditionnel, avec plus de dialogues et de… scénario. Je suis un peu désarçonnée, je ne m’attendais pas à un film de genre. A voir la bande-annonce, j’avais compris qu’il y aurait beaucoup de violence, aussi bien morale que physique, du sexe, une problématique malsaine et une ambiance glauque.
J’étais au courant. J’ai signé pour ça.

Au terme de la séance, j’étais déçue. Je voulais du dynamisme, quelque chose d’envoutant, où j’aurai pu me perdre, m’oublier. Mais j’ai eu cette impression désagréable que quelque chose n’avait pas fonctionné, qu’on nous avait volé.

Prises individuellement, j’ai pourtant aimé la plupart des scènes. Et avec le recul nécessaire je ne peux pas trouver de défaut à la réalisation, au jeu des acteurs ou à l’histoire même. L’étrangeté ressentie durant cette heure et demie est voulue, tout comme le fait qu’on n’arrive à s’identifier à aucun personnage. J’y repense, je retourne le problème dans tous les sens, et plus je le fais, plus je me dit que le film est parfait. Parfait dans le sens où il semble coller exactement à ce que voulait faire Nicolas Winding Refn, et que c’est maintenant qu’il m’envoute.

Les passages les plus forts, les plus incongrus me frappent. Je revois ce vieux policier chanter ces chansons d’amour dans un karaoké kitch, je revois les bordels aux thèmes insolites, les sourcils froncés de Maï, les talons vertigineux de Kristin Scott Thomas, et ce katana.
Je comprend la génèse de cette famille de criminels, et si elle avait été présentée autrement, sans ces lumières rouges, sans cet esthétisme incroyable et ce côté théâtral, elle aurait perdu de son impact.

Car après tout, on pourrait résumer ceci très simplement, en quelques phrases, et tout s’écroulerait. Mais enrobé comme cela, dans cet univers onirique, visuellement impeccable on se sent flotter. On est omniscient, on ne connait pas la pudeur, la honte ou les convenances, on voit tout, on entend tout et on sait tout. Et c’est la que la maxime du titre prend tout son sens.
Marianne_Robiduc
5

il y a 7 ans

1 j'aime

1 commentaire

Only God Forgives
real_folk_blues
8

Thaî, glande, et Ryan erre.

Only God Forgives n’est pas un bon film. N’allez pas croire que vous verrez Drive, pauvres naïfs. N’allez pas espérer que Fight Club se soit payé un lifting, pauvres consommateurs. Ne supputez point...

Lire la critique

il y a 9 ans

148 j'aime

33

Only God Forgives
Anyo
8

Le langage du silence

Le cinéma est un art Visuel et Auditif. Notre cher réalisateur Danois acquiesce et nous livre une oeuvre à la facture audio-visuelle irréprochable. "Only God Forgives" rejoint "Samsara" et "The...

Lire la critique

il y a 9 ans

136 j'aime

11

Only God Forgives
Gand-Alf
6

... Et l'enfer le suivait.

Pour avoir une idée de mon expression dépitée à la sortie de ma séance de "Only god forgives", je vous invite à vous poster devant un miroir et de vous observez en train de diviser 1356, 876543 par...

Lire la critique

il y a 9 ans

129 j'aime

13

Cops : Les Forces du désordre
Marianne_Robiduc
6

Tordant

L'avantage de passer un été aux US c'est de pouvoir narguer les gens avec des films qui ne sortiront en France que dans plusieurs mois. "Let´s be cops" est drôle. C'est le genre de film qu'on mate...

Lire la critique

il y a 7 ans

10 j'aime

1

Mommy
Marianne_Robiduc
9
Mommy

Extraordinaire

Je ne suis pas une spécialiste du "nouveau génie du cinéma québecois". J'ai vu Tom à la Ferme il y a 15 jours et il m'a laissé... indécise. Si je suis allée voir Mommy c'est à cause de cette bande...

Lire la critique

il y a 7 ans

6 j'aime

2

Lucy
Marianne_Robiduc
2
Lucy

Juste mauvais

Le bla bla initial du film autour du cerveau dont on utiliserait qu'un faible pourcentage étant une vaste blague, ça part plutôt mal. Et ça ne va malheureusement pas en s'arrangeant -dommage pour...

Lire la critique

il y a 7 ans

4 j'aime