👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Honnêtement, j'ai même été surpris d'aimer autant...
Certes, j'avais beaucoup apprécié "Drive", comme une majorité de spectateurs, mais j'avais bien conscience que Refn avait choisi de prendre le public à contre-pied cette fois-ci, intensifiant sa démarche de cinéaste formaliste voire déceptif.

Les qualités et défauts de son précédent métrage sont ici exacerbées, avec pour commencer une esthétique toujours hyper soignée : photo (signée Larry Smith, qui a travaillé avec Kubrick), science des cadrages et composition des plans, bande originale (toujours l'œuvre de Cliff Martinez), décors, costumes... Tout est mis en exergue dans "Only God Forgives" pour caresser la rétine.

A contrario, le scénario minimaliste et les dialogues rares de "Drive" apparaîtraient presque touffu et verbeux par rapport à ce que Refn propose dans "OGF"!
Encore une fois, ce que le film raconte n'a pas tant d'importance que comment il le raconte, rappelant de ce point de vue une autre bobine exotique sortie en 2013, violente et colorée : l'étonnant "Spring Breakers" d'Harmony Korine, dont le scénario tenait lui aussi sur une feuille de papier à cigarette, et parvenait pourtant à être passionnant.

J'évoquais à l'instant la violence, omniprésente dans "OGF" : réelle ou symbolique, hors-champ ou plein cadre, matérialisée notamment par un démon au visage replet, bras armé de la justice divine dans les rues de Bangkok (Vithaya Pansringarm, à la présence spectrale).
Certaines séquences de torture ou d'amputation pourront sembler insoutenables aux âmes sensibles, même si Refn esthétise toujours cette violence latente.

Le héros de "OGF" est à nouveau interprété par Ryan Gosling, plus mutique et élégant que jamais, mais cette fois le beau gosse n'a pas le beau rôle, incarnant un personnage de fils maudit rabaissé par une mère castratrice, interprétée avec un charisme incroyable par la quinquagénaire Kristin Scott-Thomas, qui n'a probablement jamais été aussi sexy.

Au final, Nicolas Winding Refn nous offre une œuvre contemplative à la beauté plastique incontestable, qui a déconcerté une partie du public par son symbolisme et son minimalisme scénaristique.
Variation sur le thème d'Œdipe, ce film hypnotique exige un état d'esprit adéquat pour le savourer pleinement, sous peine de passer à côté de sa dimension métaphysique, et de ne retenir que son aspect poseur voire prétentieux.

Only God Forgives
real_folk_blues
8

Thaî, glande, et Ryan erre.

Only God Forgives n’est pas un bon film. N’allez pas croire que vous verrez Drive, pauvres naïfs. N’allez pas espérer que Fight Club se soit payé un lifting, pauvres consommateurs. Ne supputez point...

Lire la critique

il y a 9 ans

148 j'aime

33

Only God Forgives
Anyo
8

Le langage du silence

Le cinéma est un art Visuel et Auditif. Notre cher réalisateur Danois acquiesce et nous livre une oeuvre à la facture audio-visuelle irréprochable. "Only God Forgives" rejoint "Samsara" et "The...

Lire la critique

il y a 9 ans

136 j'aime

11

Only God Forgives
Gand-Alf
6

... Et l'enfer le suivait.

Pour avoir une idée de mon expression dépitée à la sortie de ma séance de "Only god forgives", je vous invite à vous poster devant un miroir et de vous observez en train de diviser 1356, 876543 par...

Lire la critique

il y a 9 ans

129 j'aime

13

Faites entrer l'accusé
Val_Cancun
9

Le nouveau détective

Le magazine haut de gamme des faits divers français, qui contrairement aux (nombreux) ersatz sur la TNT, propose toujours des enquêtes sérieuses, très documentées, sachant intriguer sans tomber dans...

Lire la critique

il y a 7 ans

46 j'aime

11

Mare of Easttown
Val_Cancun
9

Mare porteuse

La preuve qu'on peut produire une mini-série remarquable sans véritable originalité ni innovation, en s'appuyant seulement sur un excellent script et un usage pertinent des ressorts classiques du...

Lire la critique

il y a 12 mois

44 j'aime

2

L'Horloger de Saint-Paul
Val_Cancun
8

Mystère et traboule de gomme

Ce n'est qu'au deuxième visionnage que j'ai vraiment "compris" et aimé "L'horloger de Saint-Paul", et malgré l'estime que je lui porte, ce n'est pas un film que je recommanderais, en particulier aux...

Lire la critique

il y a plus d’un an

39 j'aime

2