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Oslo, 31 août par HammerKlavier

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Le film n'est pas franchement sur la drogue et ses effets pervers, mais plutôt sur un état d'âme, celui de la mélancolie. La mélancolie des possibles, alors que la vie à dérapé, à cause d'une famille inexistante, d'un amour gaspillé, peut être aussi par la déception de ne pas être à la hauteur de ses ambitions. Et puis la drogue l'a définitivement projeté sur le bas coté. On voit au fur et a mesure des évènements comment les situations traversées par le personnage l'indiffèrent, lui sont désormais distantes, à peine susceptible de lui provoquer un sourire. En fait, dès le début du film, il est de l'autre coté du miroir de l'existence (la scène d'ouverture lors de laquelle il tente de se noyer annonce qu'il est "déjà mort"), celui duquel on observe le monde qu'avec les seuls reflets du désespoir. Pas le désespoir qui nous accable de chagrin, mais celui qui nous ne permet plus de prendre partie, d'agir, de réagir. Le film s'ouvre sur des brides de souvenirs d'enfances éclatés à la surface du bitume d'Oslo, puis se renferme dans la maison parentale vide, où les photos d'une famille sur le départ sont dispersées au milieu des cartons de déménagement. Entre les deux, des possibilités qui échappent au protagoniste, une famille souvent évoqué, mais toujours absente, un téléphone sonnant dans le vide, vers le passé d'une relation périmé.

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