Et si on s'amusait à trouver les 7 seules micros différences entre ce Coppola là et un autre Coppola

Avis sur Palo Alto

Avatar Cerise_V_
Critique publiée par le

Encore un Coppola, encore un titre de film bizarre, encore une histoire d'ados déroutés...
Seul point alléchant: le scénario signé James Franco. Belle entrée en matière, mais peu convaincante.

Palo Alto se révèle être au final un véritable exercice de style: comment occuper et remplir 1h30 de bande cinématographique?
Combler l’ennui et le vide n’est pas si évident que ça, sauf pour un Coppola, surtout quand elle est de sexe féminin.

Sofia, Gia, quelle différence ? Notons seulement les points communs et ressemblances !
Outre le nom de famille, j’ai pu relever de nombreuses (trop nombreuses vous dites ?) similitudes entre ces deux réalisatrices en herbe.

Un personnage héroïque/anti héroïque féminin. Les femmes Coppola ont-elles à ce point besoin de s’identifier à des jeunes filles perdues, droguées, attirées par les mauvais garçons ? Histoire personnelle et souvenirs douloureux du lycée qui refont surface, ou regrets de ne pas avoir vécu une vie adolescente plus transcendante et « trash » ?
Quand on s’appelle Coppola on a forcément eu une adolescence dorée, ne serait-ce que d’un point de vue financier. Sofia s’était donc essayé à la délinquance juvénile en matière de vol, avec Bling Ring. Ce ne fut pas une grande réussite.
Gia assume apparemment mieux son statut d’enfant privilégié et nous filme des adolescents d’une banlieue résidentielle riche ! Mais apparemment l’argent ne fait pas le bonheur, et la drogue non plus… Moralité ? Il n’y en a pas ! Ca fait plus rebelle.

Et c’est là le deuxième point commun entre nos deux réalisatrices : on se la joue rebelle. Rebelle ça plaît, ça permet surtout de faire oublier d’où on vient et pourquoi on réalise des films (parce que Papa et Tonton sont riches et nous mettent tout le matos à disposition).
Les deux cousines sont rebelles, leurs héroïnes et personnages le sont aussi, leurs acteurs aussi.

Palo Alto est donc un film de rebelles, sur les rebelles, avec des rebelles et réalisé par une rebelle, avec un scénariste quelque peu rebelle lui aussi. Tellement rebelle qu’il écrit et interprète un rôle de pédophile. James Franco peut désormais affirmer qu’il est passé par tous les rôles et types de personnages, nous sommes donc ravis pour lui.

Autre point commun, l’utilisation à outrance de la musique ambiance pour meubler. Parce que quand les acteurs n’ont pratiquement pas de texte à réciter, il faut meubler. Dans Somewhere Sofia a essayé de meubler sans trop de musique et on s’est pas franchement amusés ! Donc Gia s’est dit, je ne vais pas laisser deux secondes de bande sans musique. Si un morceau se termine et que le plan n’est pas fini ? Pas grave j’en colle un second à la suite, dans un style presque proche, ni vu ni connu.
Bon alors Gia, raté, on t’a cramé ! Et on n’a pas franchement aimé !

Je ne développerai pas plus et vous laisserai trouver les autres similitudes avec les autres films des autres Coppola (pas évident comme phrase). Ca donne un angle intéressant au film, et un but ! Si vous ne jouez pas le jeu et ne cherchez pas les 7 similitudes et 7 différences, regardez un autre film !

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