Ce n'est même pas une critique, mais une éloge !

Avis sur Parasite

Avatar Quentin Feniou
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Lorsque l’on voit le foisonnement de critiques ( unanimement positives) déjà écrites sur ce film, on se dit qu’il est inutile d’en écrire une nouvelle. Et pourtant lorsque l’on voit le film, on se dit qu’il est impossible de ne pas partager ce que l’on a ressenti. Une chose est sure en tout cas : ne ratez pas la chance d’aller le voir dans un cinéma !

Ce film avait déjà l’air alléchant au vue des premières images, de sa bande annonce qui ne dévoilait presque rien, et de l’expérience du réalisateur Bong Joon-ho, créateur de films qui ne laissent jamais indemne, que ce soit le terrible Mother, l’étonnant Snowpiercer ou encore le poétique Okja. Mais lorsque ce dernier reçut en prime, la palme d’or de Cannes, ( devant la réalisation de Tarantino qui a pourtant l’air d’avoir mis le paquet ! ), il est devenu le sujet central de mes questionnements. Et je n’ai pas été déçu !

Le film commence sur une note douce-amère, un portrait de famille (les Ki-Taek) vivant dans la misère, mais qui reste unie face aux difficultés. A l’opposé, se dressera une autre famille, richissime (les Park), que ces derniers tenteront de « parasiter ».

La première partie du film pourrait s’apparenter à une comédie satirique, mais qui dépasse déja largement ce que les productions françaises voire américaines ont l’habitude de nous proposer. L’opposition des deux familles est sublimée par la mise en scène parfaite de B-J-H : chaque détail est à sa place, rien n’est de trop, et chaque scène est un véritable tableau, pourtant éblouissant de simplicité. Cette première partie, vraiment très agréable à regarder, et que l’on partage avec la salle entière sur des scènes parfois drôles, parfois touchantes, bascule alors brusquement dans un thriller psychologique d’une grande ampleur.

Et l’on est alors plongé dans le film, si bien que, malgré une salle comble, on ne peut décrocher son regard de l’écran, et on ne peut prononcer un seul mot tant que le dénouement ne s’est pas dévoilé. Une partie donc éprouvante, qui joue sur nos nerfs mais qui, en plus de la mise en scène toujours impeccable, dévoile le talent de tout les acteurs, qui sont indéniablement guidés par B-J-H qui tire les ficelles, et qui ne nous laisse jamais entrevoir la prochaine scène, et encore moins la fin.

Une œuvre qui me rappellerait presque celles de « Stephen King », le paranormal en moins, dans sa construction et dans sa justesse. A la fois terrifiant, drôle, touchant, et dérangeant, le film se termine comme il a commencé, sur une note douce amère, qui aurait pu rater mais qui reste tout simplement sublime. Nous pourrions continuer, en énumérant toutes les trouvailles du réalisateur ( la «  métaphore » filée de la pierre, le fils qui rappellera indéniablement Danny de Shining par son comportement, ou encore « l’intrusion » finale qui ferait presque écho à l’intrusion de l’Homme Blanc en territoire amérindien), mais nous n’écrivons pas là un livre, simplement une critique, ou plutôt, une éloge dans ce cas.

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