Sociopathes stupides et requins (marteaux)

Avis sur Peur bleue 2

Avatar CécilePiaton
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Il était une fois, un monsieur qui avait sans doute un peu trop lu Dune s'était persuadé que tôt ou tard, l'intelligence des machines surpasserait celle des hommes (quand on voit le gars, ce n'est pas difficile) et voudraient les anéantir. Pour cela, il décida de reproduire exactement le même complexe sous-marin que dans Peur Bleue 1 (sauf que pour le public ne s'en doute pas, il installa des spots rouges, jaunes ou verts pour varier un peu les ambiances) et installa dedans des requins dont il commença à doper leur intelligence puis à boire un concentré tiré de leur cerveau. En fait autant le dire tout de suite, à part creuser un tunnel (comme l'a fait le clébard débile de ma voisine qu'un pet de mouche suffit à affoler) et se jeter tous crocs dehors sur le premier personnage que le scénario veut qu'ils dévorent, les requins sont un peu cons tout comme le personnage qui prend le concentré de requin (ce qui lui fait apparaître des neurones en vert devant ses yeux et le fait rire quand il fait des bulles dans l'eau). Heureusement, il a ses assistants (deux fiers à bras, un avocat et un geek) pour lui prêter main forte mais aussi pour servir accessoirement de steak tartare.

Vu qu'il s'ennuyait un peu et comme Cousteau était un peu mort, il décida d'inviter à sa soirée pyjama un couple juste marié (dont le gars avait vendu les travaux de sa femme à l'insu de son plein gré parce que le fric, c'est chic) et une spécialiste des requins (la gentille héroïne du groupe et même qu'on sait qu'elle va survivre dès les premières minutes) qui veut les protéger (qui ne se sert de son savoir que le temps de dire qu'un des requins attendait des petits) mais qui rentre en mod "Je vous emmerde et je rentre à la maison" dès qu'ils commencent à montrer les dents.

Comme dans le premier opus tout s'enchaîne un peu à la destination finale et soudain c'est le drame. L'équipe se retrouve bloquée au fond de l'aquarium avec une bande de requins pas très gentils et qui ont très faim. D'ailleurs, les requins parlons-en. La femelle n'a pas engendré un requin mais plein de petits parce que comme ça, on déborde un peu on a aussi une sorte de piranhas pour varier un peu les plaisir. Donc ceux-ci ont très fin et arpentent les couloirs à la recherche de proie en poussant des espèces de petits sifflements pour signaler leur approche et avertir le public qu'il doit avoir très peur à ce moment-là (parce que bon, sinon, ils ne sont pas très impressionnants). Les personnages pour leur échapper bloquent des portes sous les spots, voguent sur des matelas pneumatiques et ont l'air de beaucoup s'amuser dans ce complexe aquatique qui a l'air plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. Ceux qui doivent mourir (en gros, ceux qui ne sont pas blancs ... ça craint aussi vraiment de ce coté-là) meurent sans laisser de grandes traces dans la mémoire du spectateur à part une tâche rouge. La scientifique après avoir découvert que le requin attendait des petits ne sert à rien jusqu'à la fin à part à jouer à Miss tee-shirt mouillé. Les méchants perdent et les gentils gagnent.

Heureusement, qu'il y a une petite morale : les sous, c'est pas bien (surtout quand on s'en sert pour créer une suite qui ne sert à rien), les machines c'est pas bien non plus et les requins encore moins.

Et puis ensuite, c'est la fin et on a une belle image pour montrer que ce n'est peut-être pas vraiment fini.

Dommage ...

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